| Fiche | |
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| Nom : | Alice's Adventures in Wonderland (Les Aventures d'Alice au pays des merveilles) |
| Auteur : | Lewis Carroll |
| Date de publication : | 1862 |
Les Aventures d'Alice au pays des merveilles
Cette oeuvre raconte les aventures fantastiques d'une jeune fille nommée Alice, tombant dans un terrier de lapin et découvrant un monde absurde peuplé de créatures étranges et illogiques. À travers des situations paradoxales et des jeux de langage, le récit explore l'imaginaire, l'enfance et la remise en question des règles du monde réel, tout en offrant une satire subtile de la société victorienne.
Résumé de l'histoire
L'histoire commence lorsqu'Alice, une jeune fille curieuse et rêveuse, s'ennuie auprès de sa soeur assise à lire un livre sans images. Son attention est soudain captée par un Lapin Blanc pressé, parlant et regardant constamment sa montre. Poussée par sa curiosité naturelle, Alice le suit et tombe dans un profond terrier qui semble interminable. Durant sa chute, elle observe des étagères, des objets étranges et réfléchit calmement à sa situation, comme si l'absurde était déjà normal pour elle. Cette descente marque une rupture nette avec le monde réel et introduit l'univers du non-sens. Elle atterrit finalement dans une salle aux nombreuses portes fermées. Une petite clef dorée et une fiole mystérieuse vont alors bouleverser sa perception de la logique et de la taille.
Alice découvre rapidement que boire ou manger certains objets modifie sa taille de manière imprévisible. Elle devient tantôt minuscule, tantôt gigantesque, sans pouvoir maîtriser ces transformations. Ces changements symbolisent son sentiment de perte de repères et les difficultés liées à la croissance et à l'identité. En tentant d'entrer dans un jardin merveilleux qu'elle aperçoit derrière une petite porte, Alice éprouve frustration et confusion. Ses émotions deviennent incontrôlables, au point que ses larmes forment une véritable mare. Elle y rencontre diverses créatures, dont une souris, avec laquelle elle tente maladroitement de converser. La communication est difficile, car le langage est souvent source de malentendus. Dès ce stade, le roman met en scène l'absurdité des règles et la fragilité du sens commun.
Alice poursuit son voyage et rencontre des personnages toujours plus étranges, comme le Dodo, le Canard et d'autres animaux participant à une course absurde sans début ni fin claire. Chacun agit selon une logique propre, totalement détachée de la raison humaine. Plus tard, Alice rend visite à la Duchesse, dont la maison est remplie de chaos, de violence verbale et de maximes déconcertantes. Elle y rencontre le Chat du Cheshire, capable de disparaître à volonté en ne laissant que son sourire. Ce chat devient l'un des rares personnages à lui donner des réponses, bien que celles-ci soient volontairement énigmatiques. Il lui explique que dans ce monde, tout le monde est fou, y compris elle-même. Cette affirmation remet en question la normalité et la rationalité.
Le voyage d'Alice la conduit ensuite au célèbre thé du Chapelier Fou, en compagnie du Lièvre de Mars et du Loir. Cette scène illustre parfaitement le non-sens et la rupture avec le temps logique, car l'heure du thé semble figée pour toujours. Les conversations sont circulaires, absurdes et pleines de jeux de mots déstabilisants. Alice tente à plusieurs reprises d'imposer des règles de politesse et de logique, mais elle échoue face à l'illogisme ambiant. Le temps est présenté comme un personnage susceptible et imprévisible, brouillant toute notion de progression. Cette rencontre accentue le sentiment de décalage entre Alice et le monde qu'elle traverse. Elle finit par quitter la table, frustrée mais enrichie par cette expérience déconcertante.
Alice se retrouve ensuite dans le jardin de la Reine de Coeur, souveraine tyrannique et colérique ordonnant des décapitations à la moindre contrariété. Malgré cette menace constante, personne ne semble réellement mourir, ce qui renforce l'absurdité du pouvoir exercé. Alice assiste à un jeu de croquet surréaliste, où les maillets sont des flamants roses et les balles des hérissons vivants. Les règles changent constamment, rendant toute tentative de jeu équitable impossible. La Reine incarne une satire de l'autorité arbitraire et capricieuse. Alice, de plus en plus sûre d'elle, commence à remettre en question cette autorité. Elle ose répondre et défendre son point de vue, montrant une évolution de son caractère.
L'épisode du procès du Valet de Coeur marque le point culminant de l'absurdité judiciaire. Accusé d'avoir volé des tartes, le Valet est jugé sans preuves réelles, dans un tribunal chaotique. Les témoins donnent des témoignages incohérents, et les règles de justice sont continuellement modifiées. Alice grandit de nouveau physiquement, ce qui symbolise son affirmation progressive face à ce monde illogique. Elle critique ouvertement le procès, dénonçant son absurdité et son injustice. La Reine ordonne alors sa décapitation, mais Alice n'a plus peur. Elle affirme que les personnages ne sont qu'un jeu de cartes. Cette prise de conscience marque la fin de l'emprise du rêve.
Alice se réveille brusquement, allongée près de sa soeur, découvrant que tout n'était qu'un rêve. Cependant, l'expérience laisse une empreinte durable sur son esprit et sur celui du lecteur. Le monde merveilleux apparaît comme une métaphore de l'enfance, de l'imagination et de la liberté face aux règles rigides du monde adulte. À travers le non-sens, Lewis Carroll critique subtilement la société victorienne, ses conventions et son autorité. L'histoire célèbre la curiosité, la créativité et la capacité à questionner l'ordre établi. Le rêve d'Alice devient un espace d'apprentissage et de transformation. Alice's Adventures in Wonderland demeure ainsi une oeuvre intemporelle, oscillant entre conte pour enfants et satire philosophique profonde.