Section courante

A propos

Section administrative du site

Les Maltais

L'histoire de la présence des Maltais au Saguenay-Lac-Saint-Jean est intimement liée à celle de la colonisation de cette vaste région du Québec. Contrairement à plusieurs autres territoires de la province, dont le développement fut principalement dirigé par le régime seigneurial ou encore par des initiatives religieuses, la fondation du Saguenay-Lac-Saint-Jean repose sur une démarche collective exceptionnelle. Cette dernière s'appuyait sur un modèle de regroupement de citoyens entreprenants qui mirent leurs ressources, leurs connaissances et leurs ambitions en commun afin d'assurer l'ouverture d'un nouveau territoire à la colonisation. Ce groupe prit la forme d'une société de colonisation connue sous le nom de Société des vingt-et-un, une organisation qui allait profondément marquer l'histoire régionale. Créée officiellement en 1838, cette société représente un exemple remarquable de coopération économique et sociale entre des habitants de Charlevoix désireux de développer de nouveaux espaces de peuplement. Son caractère novateur résidait autant dans son organisation que dans la vision de ses fondateurs, lesquels souhaitaient assurer un développement durable du territoire plutôt qu'une simple exploitation temporaire des ressources naturelles.

Cette approche différait considérablement des autres modèles de colonisation observés au Québec au XIXe siècle. Dans plusieurs régions, les seigneurs ou les prêtres colonisateurs agissaient principalement à titre individuel afin d'obtenir la mise en valeur de nouvelles terres, souvent dans le but d'accroître leur influence ou de consolider leur mission religieuse. Les structures administratives demeuraient limitées et les décisions reposaient essentiellement sur quelques personnes. La Société des vingt-et-un, au contraire, reposait sur une véritable association d'entrepreneurs partageant les responsabilités, les risques financiers et les bénéfices éventuels. Cette formule favorisait une meilleure organisation des travaux, une répartition des tâches ainsi qu'une vision commune du développement régional. Elle constitue aujourd'hui encore un exemple marquant d'entrepreneuriat collectif dans l'histoire de la colonisation québécoise.

Parmi les principaux artisans de cette aventure figurait le Charlevoisien François Maltais (1791-1882), fils de Jean-Marie et petit-fils de l'ancêtre commun Jean-Baptiste Maltest. Animé par un remarquable esprit d'initiative, il s'associa à vingt autres citoyens de La Malbaie afin de mettre sur pied la société officiellement désignée sous le nom de «Les entrepreneurs des bois dans et sur le territoire du Saguenay», plus communément appelée Société des vingt-et-un. Cette organisation obtint de la Compagnie de la Baie d'Hudson, qui détenait alors le monopole de l'exploitation économique du territoire du Saguenay-Lac-Saint-Jean grâce au commerce des fourrures, un important permis autorisant la coupe de soixante mille billots. Cette autorisation permit aux membres de la société d'entreprendre les premiers grands travaux forestiers, lesquels ouvrirent progressivement la voie à l'établissement permanent de familles de colons.

Grâce à cette initiative, François Maltais est aujourd'hui reconnu comme l'un des véritables initiateurs du peuplement du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Son engagement ne se limita pas à l'exploitation forestière puisqu'il favorisa également l'installation de plusieurs membres de sa propre famille dans cette nouvelle région. Son fils Alexandre, son frère Marcel ainsi que son neveu Jean purent notamment s'établir au rang Saint-Joseph de Chicoutimi grâce aux efforts déployés par François. Leur présence contribua rapidement au développement agricole, économique et social du secteur. En favorisant l'arrivée de nouveaux colons et la mise en valeur des terres, François Maltais joua un rôle déterminant dans la naissance de communautés qui allaient ensuite connaître une croissance constante pendant plusieurs générations.

L'oeuvre entreprise par François se poursuivit par l'action de ses descendants. Alexandre Maltais développa une importante activité agricole au canton Tremblay, aujourd'hui connu sous le nom de secteur Valin, tandis que son frère François s'investit dans les entreprises forestières et minières des cantons Harvey et Simard. Ces réalisations témoignent d'une remarquable capacité d'adaptation aux réalités économiques de l'époque. L'agriculture, la coupe de bois, l'exploitation minière ainsi que le commerce constituaient alors les principaux moteurs du développement régional.

Dans la lignée du célèbre «21» François Maltais, notre attention se portera principalement sur les nombreux entrepreneurs qui ont marqué leur époque par leur dynamisme et leur engagement envers leur communauté. Nous nous intéresserons également aux pionniers qui furent parmi les premiers habitants de localités telles que Saint-Coeur-de-Marie, dans le canton Delisle, Saint-Charles-de-Bourget et Bégin. Ces familles participèrent activement à la mise en valeur de nouveaux territoires, à l'ouverture de terres agricoles, à la création de commerces ainsi qu'à l'établissement des premières infrastructures locales. Leur esprit d'entreprise contribua directement à la prospérité de ces collectivités naissantes.

Notre étude accordera également une place importante aux commerçants et aux entrepreneurs forestiers qui caractérisent cette branche de la famille Maltais. Parmi eux figurent notamment Marie Maltais, épouse d'Onésime Côté (1840-1911), Kate Maltais, Jimmy Tremblay, surnommé « Kessi » (1856-1923), ainsi que sa soeur Émilie, épouse de Jean dit Johnny Gauthier (1837-1928). Ces différentes familles illustrent l'étendue des alliances matrimoniales qui ont favorisé le développement économique régional. Elles démontrent aussi que l'esprit entrepreneurial ne s'est pas limité aux descendants portant le nom Maltais, mais qu'il s'est transmis à travers plusieurs lignées apparentées.

L'histoire du Saguenay-Lac-Saint-Jean nous permettra également de découvrir d'autres expériences de colonisation comparables à celle de la Société des vingt-et-un. Parmi celles-ci, Jonquière constitue sans aucun doute l'un des exemples les plus remarquables grâce à l'action déterminante de la Société des défricheurs de la rivière aux Sables. Toutefois, les bases officielles de la colonie jonquiéroise reposent aussi sur l'engagement de Marguerite Belley, belle-soeur de François Maltais et épouse de Jean Maltais. Son remarquable sens de l'organisation et son esprit d'initiative se reflètent dans l'ensemble de sa descendance. Ses fils participèrent activement au développement de Jonquière, Laterrière et Alma, laissant une empreinte durable sur ces communautés en pleine croissance.

L'apport des petits-fils de Marguerite Belley illustre parfaitement cette continuité entrepreneuriale. Alphonse Maltais participa notamment à la fondation de L'Ascension, tandis que Jean-Baptiste Jean fils contribua à celle de Saint-Edmond-les-Plaines. Cette tradition familiale se retrouve également chez Agnès Maltais qui, avec son époux Jean Gagnon, fut à l'origine d'un important réseau de téléphonie desservant le Saguenay-Lac-Saint-Jean. Leur réussite démontre que les descendants de la famille Maltais ne se limitèrent pas aux secteurs agricole et forestier, mais investirent aussi dans les nouvelles technologies de communication qui accompagnaient le développement économique du XXe siècle.

Cette tradition entrepreneuriale se poursuit à travers plusieurs entreprises importantes fondées par leurs descendants. Parmi celles-ci figurent le groupe Consomat de J.-Marc Maltais, la Laiterie de La Baie exploitée par les frères Julien, Normand, Robert et Maurice Duperré, l'entreprise J.B. Maltais de Robin Maltais, le Groupe Secto de Marcel Maltais ainsi que Soudure Jean-Marc Maltais, développée par les frères Roger, Gilles et Yves Maltais. Ces entreprises illustrent la diversité des domaines dans lesquels les membres de cette grande famille se sont distingués, qu'il s'agisse de l'industrie, du commerce, des services ou du secteur manufacturier.

Nous esquisserons également l'apport entrepreneurial de Marcel Maltais ainsi que celui de ses fils François et David, sans oublier sa fille Marguerite établie à Chicoutimi. Nous étudierons également la contribution de ses autres fils, Maurice à Hébertville et José, dit Joseph, à Alma. Chacun d'eux participa, à sa manière, au développement économique de sa communauté, poursuivant ainsi une tradition familiale déjà solidement établie depuis les premiers temps de la colonisation.

La descendance de Marcel compte également plusieurs entrepreneurs de premier plan. Parmi eux figure Serge Lefebvre, petit-fils de Marie-Louise Maltais, associé au consortium regroupant Autocar Jeannois, Autocar du Lac et Autocar Sagamie. Par leurs activités dans le domaine du transport collectif, ces entreprises ont largement contribué au développement économique régional tout en facilitant les déplacements des citoyens du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

L'esprit entrepreneurial s'exprime également dans la descendance du Charlevoisien Pierre Maltais, notamment par l'intermédiaire de ses fils Abel et Jean, respectivement pionniers de Bagotville et de Chicoutimi. Ces deux lignées donnèrent naissance à plusieurs générations d'agriculteurs, de commerçants, d'industriels et d'entrepreneurs qui participèrent activement à la croissance économique de leur région. Leur héritage illustre parfaitement la capacité d'adaptation des familles pionnières face aux transformations économiques du Québec.

Du côté d'Abel, il convient de souligner tout particulièrement le rôle de Joseph Maltais (1912-1985), fondateur de l'entreprise Produits Maison, ainsi que celui de Jean-Marc Maltais avec le consortium composé de Constructions Métal-Baie et de J.M.Y.. Ces réalisations démontrent que l'esprit d'entreprise s'est transmis de génération en génération, permettant à la famille Maltais de demeurer présente dans plusieurs secteurs clés de l'économie régionale.

La tradition de l'engagement municipal au canton Tremblay apparaît tout aussi remarquable dans la lignée de Louise Maltais avec son fils Jeffry Tremblay, son petit-fils Charles-Eugène et son arrière-petit-fils Noël Tremblay. Tous trois occupèrent une place importante dans la vie publique du Saguenay-Lac-Saint-Jean et contribuèrent au développement de leurs collectivités respectives. Leur implication démontre que l'entrepreneuriat et le service à la communauté ont souvent évolué de concert au sein de cette grande famille.

Pour sa part, la descendance de Jean, marié à Louise-Délima Gauthier, mérite également une attention particulière. Elle comprend plusieurs commerçants réputés, notamment Wellie, Charles et Edmond Maltais, de même que des entrepreneurs remarquables tels que Ludger Harvey, Jeannot Harvey et Michel Harvey. Cette branche familiale compte également une personnalité publique profondément engagée envers sa communauté, Joseph-Élie Maltais, dont les nombreuses réalisations sont mises en évidence dans cet ouvrage. Leur parcours démontre que l'influence des Maltais dépasse largement le cadre de l'entreprise privée pour s'étendre à la vie sociale et publique.

Jean-Baptiste Maltest, un pionnier instruit de la Nouvelle-France

Parmi les milliers de colons français venus s'établir en Nouvelle-France depuis la fondation de Québec en 1608, Jean-Baptiste Maltest occupe une place particulière. Alors que la majorité des immigrants étaient avant tout des cultivateurs, des artisans ou des soldats, l'ancêtre Maltest se distingue par son niveau d'instruction et par sa capacité à rédiger des documents officiels. Cette qualité, relativement rare à une époque où l'analphabétisme demeurait très répandu, lui permit d'exercer une influence qui dépassait largement le cadre de sa propre famille. Son parcours témoigne de l'importance que pouvait revêtir une personne sachant lire, écrire et maîtriser les usages administratifs dans les jeunes communautés de la Nouvelle-France. À travers ses écrits et les actes qu'il rédigea, Jean-Baptiste Maltest contribua non seulement au développement de sa région, mais laissa également des traces précieuses pour les historiens et les généalogistes.

Arrivé en Nouvelle-France en 1740, à bord du navire Comte de Matignon, l'ancêtre Maltest n'était alors âgé que d'environ quinze ans. Originaire de la ville de Combourg, dans l'ancien évêché de Saint-Malo, en Bretagne, il quittait sa terre natale afin de tenter sa chance dans une colonie en pleine croissance. Comme plusieurs jeunes Français de son époque, il traversa l'océan Atlantique dans des conditions souvent difficiles, au terme d'un voyage qui pouvait durer plusieurs semaines. Les archives laissent croire qu'il faisait partie des six engagés recrutés par le négociant et armateur Simon Lapointe. Ces engagés étaient liés par contrat à leur employeur pendant quelques années, au terme desquelles ils pouvaient choisir de retourner en France ou de demeurer définitivement en Nouvelle-France. Jean-Baptiste choisit manifestement cette seconde voie, amorçant ainsi la lignée canadienne des Maltest, devenue par la suite Maltais.

Pendant près de quarante-quatre années, l'ancêtre fut connu sous le prénom de Jean-Baptiste. Toutefois, le 2 juin 1784, il fit officiellement reconnaître que son véritable prénom était Jean-Marie, régularisant ainsi une situation qui perdurait depuis son arrivée au pays. Cette démarche administrative, effectuée alors qu'il était âgé de cinquante-neuf ans, démontre le souci qu'il accordait à l'exactitude de son identité dans les documents officiels. Malgré cette reconnaissance formelle, l'usage populaire continua longtemps à le désigner sous le nom de Jean-Baptiste Maltest, appellation qui demeura profondément ancrée dans les habitudes de la population locale ainsi que dans plusieurs documents historiques. Ce phénomène n'était d'ailleurs pas exceptionnel à cette époque, où les variations de prénoms et d'orthographe étaient relativement fréquentes.

Au cours de sa vie, Jean-Marie Maltest mit son instruction au service de sa communauté. Les archives témoignent qu'il rédigea un grand nombre d'actes notariés, de billets, de requêtes ainsi que divers documents à caractère juridique dans la région de Charlevoix. Dans des communautés où peu d'habitants maîtrisaient véritablement l'écriture, cette compétence faisait de lui une personne recherchée et respectée. Il servait souvent d'intermédiaire entre les autorités civiles, religieuses et les colons, facilitant la rédaction de contrats, de correspondances ou d'autres documents officiels. Son rôle dépassait ainsi celui d'un simple habitant, puisqu'il contribuait activement au fonctionnement administratif et à l'organisation de la société locale.

En 1753, Jean-Marie Maltest épousa Josephte Gagnon, avec laquelle il fonda une famille qui allait assurer la continuité de la lignée. De cette union naquirent trois enfants, lesquels donnèrent naissance à une descendance aujourd'hui très nombreuse. Comme plusieurs familles pionnières de la Nouvelle-France, les Maltest participèrent activement au peuplement de nouvelles régions et à la mise en valeur du territoire. Les générations suivantes s'établirent progressivement dans différentes paroisses de Charlevoix avant que plusieurs de leurs descendants ne prennent part, au XIXe siècle, à la colonisation du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Ainsi, la contribution de Jean-Marie Maltest dépasse largement le cadre de sa propre existence puisqu'elle constitue le point de départ d'une importante lignée familiale.

Les premiers établissements de Jean-Marie Maltest illustrent bien les mouvements de population caractéristiques de la Nouvelle-France. Il résida d'abord à Saint-Joachim, où il demeura environ six ou sept années après son arrivée. Il s'établit ensuite à Baie-Saint-Paul, une communauté en pleine expansion où plusieurs familles pionnières cherchaient à développer l'agriculture et les activités commerciales. Plus tard, la famille s'installa aux Éboulements, où naquirent successivement ses enfants Alexis, Jean-Marie et Geneviève entre 1754 et 1758. Ces déplacements reflètent la recherche constante de nouvelles terres cultivables et de meilleures conditions de vie qui caractérisait les premiers colons français.

Après cette période, la famille vint habiter la seigneurie de Murray Bay, correspondant aujourd'hui au secteur de La Malbaie. C'est dans cette région que Jean-Marie Maltest continua à mettre son savoir au profit de la collectivité. Les archives démontrent qu'il demeurait une personne de confiance auprès de ses concitoyens, lesquels sollicitaient régulièrement son aide pour la rédaction de documents importants. Son niveau d'instruction lui permettait d'intervenir dans des situations nécessitant une bonne connaissance de l'écriture et des usages administratifs, qualités particulièrement précieuses dans les établissements ruraux du XVIIIe siècle.

L'un des documents les plus significatifs laissés par Jean-Marie Maltest est sans doute la requête adressée en 1792 à l'évêque de Québec. Dans cette pétition, il demandait qu'un curé résident soit affecté à La Malbaie afin de répondre plus efficacement aux besoins spirituels de la population. Cette initiative témoigne non seulement de son habileté rédactionnelle, mais également de son implication dans les affaires de sa communauté. À cette époque, les habitants devaient parcourir de longues distances pour recevoir les services religieux essentiels, ce qui représentait une difficulté importante pour les familles établies dans cette région encore peu développée.

Cette demande reposait sur une réalité bien concrète. Le curé des Éboulements desservait également la paroisse Saint-Étienne de La Malbaie, mais il résidait à environ six lieues de cette desserte, ce qui compliquait considérablement les déplacements. Les baptêmes, les mariages, les funérailles et les autres cérémonies religieuses pouvaient être retardés en raison de cette distance. Les habitants souhaitaient donc obtenir un prêtre résidant sur place afin d'assurer une présence plus régulière de l'Église. Jean-Marie Maltest joua un rôle central dans cette démarche collective en mettant sa plume et son expérience au service de ses concitoyens.

Malheureusement, cette requête ne reçut jamais une réponse favorable de la part de l'évêque de Québec durant la vie de son auteur. Jean-Marie Maltest décéda en 1801, avant que le projet puisse être réalisé. Lors de son décès, son corps fut inhumé par le curé des Éboulements, lequel continuait encore d'assurer la desserte religieuse de La Malbaie. Bien que sa demande n'ait pas immédiatement porté fruit, elle demeure un témoignage éloquent de son engagement envers le bien-être de sa communauté et de son désir d'améliorer les conditions de vie des habitants.

Aujourd'hui, Jean-Baptiste, ou plus exactement Jean-Marie Maltest, est reconnu comme l'un des ancêtres fondateurs de nombreuses familles Maltais du Québec. Son instruction, sa participation à la vie communautaire, son rôle de rédacteur de documents officiels et son engagement civique expliquent pourquoi il occupe une place aussi importante dans l'histoire de cette lignée. Au-delà de son héritage généalogique, il représente également le portrait d'un homme dont les connaissances et les compétences contribuèrent au développement des premières communautés de Charlevoix. Son parcours rappelle que, dans la Nouvelle-France, quelques individus instruits pouvaient exercer une influence considérable sur l'organisation sociale, religieuse et administrative de leur milieu, laissant une empreinte durable qui se transmet encore aujourd'hui à travers leurs descendants.



Dernière mise à jour : Samedi, le 25 juillet 2026