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Voici la liste des oiseaux les plus populaires :

Nom Description
Aigle royal Grand rapace discret des régions montagneuses et boréales. Au Québec, il niche surtout à l'est de Charlevoix (Chic-Chocs, Côte-Nord, Anticosti) sur des falaises ou parfois dans de grands arbres. Population faible mais en légère expansion, bien que menacée par les activités humaines (collisions, plomb, électrocution).
Alouette hausse-col Oiseau des milieux ouverts (champs, toundra, pâturages). Ses populations sont en déclin marqué au Québec en raison de l'intensification agricole.
Arlequin plongeur Canard plongeur des rivières rapides, surtout en Gaspésie, avec une population relativement localisée mais en amélioration.
Autour des palombes Grand rapace forestier des forêts matures et boréales, discret et puissant prédateur de proies comme le lièvre et les oiseaux forestiers. Sa présence est diffuse mais vaste. Les populations semblent globalement stables mais sujettes à des fluctuations naturelles liées aux cycles de proies et aux changements d'habitat.
Balbuzard pêcheur Rapace piscivore cosmopolite vivant près des plans d'eau, reconnaissable à ses nids visibles en hauteur sur arbres ou structures artificielles. Il s'alimente exclusivement de poissons capturés en plongée. Après un déclin lié aux pesticides, ses populations se sont rétablies et étendues. Au Québec, il est répandu mais peu abondant, dépendant fortement des milieux aquatiques et des sites de nidification sécurisés.
Bécasseau minuscule Plus petit des bécasseaux, niche de façon très localisée au Québec, surtout aux îles de la Madeleine et ponctuellement en tourbières boréales. Espèce discrète des milieux humides nordiques, dont la situation semble globalement stable malgré une faible présence locale.
Bécasse d'Amérique Limicole forestier discret, nichant au sol dans les milieux arbustifs et boisés humides. Réparti dans tout le Québec méridional, mais difficile à détecter en raison de ses habitudes crépusculaires. Sa population est globalement stable, bien que menacée par la perte d'habitat liée à l'urbanisation et à l'agriculture.
Bécassin roux Limicole rare et mystérieux nichant principalement dans les vastes tourbières de la taïga. Sa nidification au Québec méridional est exceptionnelle et peu documentée. Espèce difficile à observer, surtout connue en migration, avec des données limitées sur ses populations et ses habitats.
Bécassine de Wilson Limicole très largement répandu au Québec, présent dans les zones tempérées, boréales et arctiques. Il fréquente surtout les milieux humides comme les champs inondés, fossés, tourbières et marais. Son abondance varie selon les régions, mais elle est en déclin dans plusieurs secteurs, notamment à cause du drainage agricole, de la perte d'habitat et des modifications des pratiques agricoles.
Bec-croisé des sapins Oiseau forestier nomade spécialisé dans l'extraction des graines de conifères grâce à son bec croisé. Très variable morphologiquement selon les populations, il se déplace en fonction de la disponibilité des cônes et peut nicher presque partout au Québec.
Bec-croisé bifascié Espèce boréale et nomade vivant principalement dans les forêts de conifères (épinettes, sapins). Sa répartition dépend fortement des cycles de production des graines, et sa nidification est irrégulière et difficile à confirmer.
Bernache du Canada Cette espèce est un nicheur migrateur commun dont la présence est en forte augmentation au Québec méridional. Elle s'adapte très bien aux milieux variés, incluant les environnements urbains, agricoles et naturels, à condition qu'un plan d'eau soit présent. Sa population a considérablement augmenté au cours des dernières décennies, notamment grâce à sa capacité d'adaptation aux milieux habités et à la réduction de certains prédateurs. La Bernache du Canada est aujourd'hui largement répandue et facilement observable, y compris dans les zones urbaines. Toutefois, cette cohabitation avec les humains peut parfois entraîner des conflits, par exemple dans les parcs ou sur les terrains de golf. Son expansion illustre les effets des changements environnementaux et des activités humaines sur la distribution des espèces.
Bihoreau gris Héron crépusculaire et grégaire, largement réparti dans le monde mais relativement rare au Québec. Il niche en colonies souvent mixtes le long du Saint-Laurent et de ses affluents. Ses populations locales sont variables selon les régions, avec des hausses dans certains secteurs et des déclins dans d'autres, notamment liés à la dégradation des habitats humides et aux perturbations humaines.
Bruant à gorge blanche L'un des bruants les plus abondants d'Amérique du Nord. Espèce boréale très commune dans les forêts conifériennes et les zones perturbées (feux, coupes). Elle est extrêmement répandue au Québec nordique et considérée comme stable et non menacée.
Bruant à couronne blanche Espèce nordique migratrice qui niche dans la toundra et la taïga. Présente au Québec surtout en migration ou en marge de son aire de reproduction. Elle fréquente les milieux ouverts nordiques et est associée aux régions arctiques et subarctiques.
Bruant chanteur Espèce très abondante et familière d'Amérique du Nord. Elle occupe surtout les milieux ouverts et anthropisés (agriculture, banlieues, friches). Très adaptable, elle est fortement associée aux zones habitées du Québec méridional, où elle figure parmi les oiseaux les plus communs, bien qu'en léger déclin démographique.
Bruant de LeConte Espèce très discrète vivant dans les prairies humides et marais denses. Au Québec, elle est surtout présente en Abitibi-Témiscamingue et dans les marais du Saint-Laurent, avec des concentrations importantes près de la baie James. Elle est difficile à observer mais localement abondante dans certains habitats favorables.
Bruant de Lincoln Oiseau typique des régions boréales et des milieux tourbeux. Il fréquente les habitats humides et arbustifs, surtout en début de succession (brûlis, coupes forestières). Plus abondant dans le nord du Québec, il est en recul dans plusieurs régions du sud en raison des perturbations des tourbières.
Bruant des marais Espèce généraliste des milieux humides (marais, lacs, cours d'eau). Très répandue au Québec, elle s'adapte à une grande variété d'habitats humides naturels ou artificiels. Ses populations sont globalement stables malgré certaines pressions locales.
Bruant de Nelson Bruant des marais salés de l'est du Québec et du Saint-Laurent. Il niche principalement dans les hauts marais de l'estuaire et du golfe, notamment sur les îles comme l'île aux Grues. Sa répartition est fragmentée selon des sous-espèces, et il dépend fortement des milieux humides côtiers.
Bruant des plaines Espèce des prairies des Grandes Plaines en expansion vers le Québec. Utilise les milieux ouverts en succession (friches, jeunes coupes). Expansion forte mais dynamique instable selon les régions.
Bruant des champs Espèce rare et localisée au Québec, surtout dans les Basses-terres du Saint-Laurent. Dépend des friches et milieux de transition. En déclin à cause de l'intensification agricole et de la fermeture des habitats.
Bruant des prés Espèce très commune et largement répandue en Amérique du Nord. Occupe prairies, marais, tourbières et milieux agricoles. Déclin modéré mais reste abondante et adaptable.
Bruant familier Espèce très abondante liée aux zones habitées, agricoles et semi-ouvertes. Nidifie dans les haies, arbustes et milieux urbains. Populations globalement stables mais avec fluctuations régionales.
Bruant fauve Espèce boréale largement répandue dans le nord et l'est du Québec. Elle fréquente les forêts de conifères, les lisières, les brûlis et les zones en régénération. Globalement assez commune dans les milieux boréaux, elle devient rare dans le sud et augmente en abondance avec l'altitude et la latitude.
Bruant sauterelle Petit bruant des prairies en fort déclin au Québec, désormais très rare. Il occupe des milieux ouverts secs (pâturages, jeunes friches, champs de foin peu productifs). Sa population québécoise est très localisée, surtout dans le Pontiac (Outaouais), avec une dépendance forte aux habitats agricoles traditionnels.
Bruant vespéral Espèce des champs cultivés et milieux ouverts secs. Forte baisse des populations au Québec et en Amérique du Nord, liée aux changements agricoles et à la disparition des habitats favorables.
Busard des marais Rapace des milieux ouverts et agricoles, nichant au sol dans les herbes hautes. Présent surtout dans les Basses-terres du Saint-Laurent, l'Abitibi et le lac Saint-Jean. Ses populations déclinent à cause de la transformation des paysages agricoles, du drainage des milieux humides et de la perte d'habitats.
Buse à épaulettes Rapace forestier des feuillus matures, surtout présent dans la vallée du Saint-Laurent et les régions boisées humides du sud du Québec. Elle niche près des milieux humides ou clairières et s'est aussi adaptée à des zones périurbaines. Ses populations semblent globalement stables ou en amélioration, malgré des pertes locales d'habitat.
Buse à queue rousse Rapace très adaptable et largement réparti, fréquentant champs, milieux ouverts et zones forestières fragmentées. Présente dans presque tout le Québec méridional, elle utilise des perchoirs élevés pour chasser et montre des variations de populations selon les sous-espèces et régions. Elle semble globalement stable mais avec des changements migratoires récents liés au climat et à l'urbanisation.
Butor d'Amérique Héron discret des marais d'eau douce et saumâtres, reconnaissable à son cri profond et ses comportements de camouflage. Espèce solitaire, difficile à observer, dépendante des milieux humides en déclin.
Canard d'Amérique Canard migrateur nord-américain nichant principalement près des milieux humides, lacs et rivières. Au Québec, il est surtout présent dans les basses terres et certaines zones fluviales et agricoles. Il montre une répartition liée aux altitudes basses et aux vallées fluviales. Ses populations sont globalement stables mais sensibles aux variations des habitats humides et aux changements climatiques.
Canard branchu Canard cavicole forestier largement répandu en Amérique du Nord, connu pour son plumage distinctif et sa capacité à nicher dans les cavités d'arbres ou des nichoirs. Au Québec, ses populations sont en forte augmentation et son aire de répartition s'étend progressivement. Il s'adapte bien aux milieux boisés, humides et même agricoles, notamment dans les érablières. Son succès est lié à la disponibilité des cavités naturelles et artificielles. L'espèce est considérée comme prospère et en expansion.
Canard chipeau Canard de taille moyenne préférant les habitats herbacés, souvent sur îles ou zones humides isolées. Il niche également dans des champs agricoles et marais artificiels. Au Québec, il est surtout présent le long du Saint-Laurent et dans certaines régions du nord et de l'est, avec une expansion progressive de son aire de nidification. Ses populations sont globalement en augmentation en Amérique du Nord.
Canard colvert Espèce de canard la plus répandue et abondante en Amérique du Nord, extrêmement adaptable aux milieux naturels et urbains. Au Québec, il est présent dans toutes les régions, avec une forte densité dans la plaine du Saint-Laurent. Ses populations sont en croissance grâce à son adaptation aux environnements modifiés par l'humain et aux aménagements d'habitats. Il est devenu une espèce dominante dans la sauvagine régionale.
Canard colvert × Canard noir (hybride) Forme hybride issue de l'accouplement entre le Canard colvert et le Canard noir. Observé rarement au Québec, principalement dans les régions du sud. Bien que peu fréquent, ce phénomène est étudié en ornithologie car il pourrait influencer l'intégrité génétique du Canard noir à long terme. L'hybridation reste globalement limitée mais surveillée par les scientifiques.
Canard noir Espèce proche du Canard colvert, avec laquelle elle peut s'hybrider, ce qui soulève des enjeux de dilution génétique. Il est encore largement présent au Québec, où il demeure l'une des espèces de sauvagine les plus répandues. Cependant, ses populations montrent des signes de déclin ou de stagnation dans certaines régions. Il occupe une grande variété de milieux humides et reste un canard important des écosystèmes nord-américains.
Canard pilet Canard migrateur nord-américain dont les populations nicheuses au Québec sont faibles. Il fréquente surtout les milieux ouverts et humides, parfois agricoles. Ses effectifs ont diminué à l'échelle continentale en raison de la perte de milieux humides. Au Québec, il reste rare et principalement associé aux basses terres du Saint-Laurent et à certaines régions nordiques.
Canard souchet Canard barboteur migrateur reconnaissable à son long bec spatulé, adapté au filtrage des invertébrés aquatiques. Peu abondant au Québec, il fréquente les milieux humides peu profonds comme les marais, étangs et bassins artificiels. Sa population locale est faible mais stable ou légèrement en augmentation, avec une répartition concentrée le long du Saint-Laurent, en Abitibi-Témiscamingue et dans certaines régions côtières. À l'échelle continentale, il est beaucoup plus abondant et en croissance.
Cardinal rouge Espèce sédentaire très connue, associée aux milieux urbains, agricoles et boisés du sud du Québec. En forte expansion vers le nord, avec une augmentation très importante de ses populations, favorisée par les activités humaines et les hivers plus doux.
Cardinal à poitrine rose Cardinal forestier des milieux feuillus et mixtes, migrant vers l'Amérique centrale et du Sud en hiver. Ses populations semblent en déclin dans certaines régions du Québec, possiblement à cause de la fragmentation forestière et de la perte d'habitats tropicaux.
Carouge à épaulettes Espèce très abondante en Amérique du Nord, liée aux marais et zones humides. Bien répandue au Québec mais en déclin notable lié à la perte d'habitats et aux activités humaines.
Chardonneret jaune Fringillidé nord-américain très commun, facilement reconnaissable à son plumage jaune vif chez le mâle. Espèce associée aux milieux ouverts et anthropisés (champs, friches, banlieues), fortement liée aux mangeoires et aux paysages modifiés par l'humain. Populations globalement stables malgré des pressions locales (maladies, pesticides, urbanisation).
Chevalier grivelé Limicole commun et très adaptable, présent dans tout le Québec méridional. Il occupe une grande variété d'habitats près de l'eau, naturels ou artificiels (rivières, lacs, fossés, gravières, milieux urbains). Malgré sa large distribution, ses effectifs sont en diminution, probablement en raison des activités humaines, de la prédation accrue et de la dégradation des habitats.
Chevalier semipalmé Limicole rare au Québec, nichant exclusivement aux îles de la Madeleine. Il fréquente les marais côtiers salés ou saumâtres ainsi que les milieux dunaires adjacents. Sa population locale est très limitée (quelques couples), mais en expansion récente, en lien avec une extension de son aire de nidification dans l'est du Canada. Cette espèce montre une capacité d'adaptation en colonisant de nouveaux territoires côtiers.
Chevalier solitaire Limicole forestier unique en Amérique à nicher dans les arbres, utilisant des nids abandonnés d'autres oiseaux. Il est surtout présent dans la forêt boréale du Québec, notamment dans la pessière à mousses, où il fréquente les milieux humides comme les étangs, marécages et tourbières. Plus rare au sud, sa nidification y est incertaine. Les populations sont mal connues mais semblent en léger déclin, possiblement affectées par l'exploitation forestière et les aménagements hydroélectriques.
Chouette épervière Hibou diurne des régions boréales, associé aux milieux ouverts comme les forêts brûlées ou exploitées. Il niche dans des arbres morts et chasse en terrain dégagé. Rare mais bien réparti au nord, il peut occasionnellement descendre vers le sud lors de pénuries alimentaires.
Chouette lapone Grand hibou nordique nichant surtout dans les régions boréales comme l'Abitibi et Mistassini. Elle fréquente les milieux ouverts et humides (tourbières, zones de coupe). Rare et difficile à détecter en période de nidification, sa présence fluctue selon l'abondance des rongeurs. Elle est connue pour ses incursions hivernales vers le sud du Québec.
Chouette rayée Hibou forestier commun et très vocal, présent surtout dans les forêts feuillues et mixtes du sud du Québec. Il privilégie les boisés matures près de milieux humides et peut aussi fréquenter des zones habitées. Ses populations semblent en croissance, favorisées par la maturation des forêts.
Colibri à gorge rubis Plus petit oiseau nicheur du Québec et seul colibri reproducteur de l'Est de l'Amérique du Nord. Espèce forestière associée aux milieux d'érablières et de sapinières, mais aussi aux paysages agroforestiers et jardins où elle se nourrit de nectar (fleurs, abreuvoirs) et d'insectes. Sa population semble en augmentation et elle s'adapte bien aux environnements modifiés par l'humain.
Cormoran à aigrettes Oiseau marin colonisateur des côtes et eaux intérieures du Québec. Forme de grandes colonies (cormorandières), parfois controversées en raison de ses impacts sur la végétation et les autres oiseaux. Population en forte expansion mais localement contrôlée.
Corneille d'Amérique Espèce très adaptable vivant près des humains, dans les zones agricoles et urbaines. Elle est opportuniste, intelligente et en expansion grâce aux paysages ouverts et agricoles.
Coulicou à bec jaune Oiseau discret spécialisé dans le parasitisme de nid (pond ses oeufs dans les nids d'autres espèces). Présent surtout dans le sud du Québec en faible densité. Sa répartition est irrégulière et fortement liée à l'abondance des chenilles dont il se nourrit. Son observation est difficile, ce qui rend son suivi complexe.
Coulicou à bec noir Oiseau insectivore spécialisé dans la consommation de chenilles, notamment celles de la Livrée des forêts, de la Chenille à tente estivale et de la Spongieuse asiatique. Sa présence au Québec dépend fortement des infestations de ces insectes. Il fréquente surtout les milieux arbustifs et agroforestiers, notamment en Abitibi-Témiscamingue et dans les vallées agricoles. Sa population est fluctuante et difficile à interpréter, avec des tendances globalement incertaines.
Crécerelle d'Amérique Petit faucon des milieux ouverts (agricoles, friches, zones urbaines). Autrefois commun au Québec, il connaît un fort déclin depuis les années 1970. Il niche dans des cavités ou nichoirs et évite les forêts fermées. Ses populations sont en baisse à cause de la transformation des habitats, des pesticides, du virus du Nil occidental et de la prédation (notamment par des rapaces comme l'Épervier de Cooper).
Cygne trompette Grand oiseau aquatique migrateur nord-américain dont la présence au Québec est récente et en expansion. Longtemps considéré comme rare ou disparu dans la région, il a été réintroduit grâce à des programmes de rétablissement. La nidification a été confirmée depuis les années 2010 dans certains sites du nord-ouest du Québec, notamment des bassins miniers. L'espèce montre une capacité d'adaptation aux milieux artificiels et perturbés. Ses populations sont en augmentation et sa répartition progresse vers l'est. Elle est sensible à la compétition avec le Cygne tuberculé introduit.
Cygne tuberculé Espèce originaire d'Eurasie, introduite via des individus domestiques échappés. Observée de façon sporadique au Québec, sans preuve de nidification stable. La plupart des individus sont probablement issus de populations échappées de captivité.
Dickcissel d'Amérique Passereau des prairies herbeuses du centre des États-Unis. Observé occasionnellement au Québec lors d'incursions de mâles solitaires, mais aucune nidification confirmée. Son habitat dépend des prairies agricoles et herbeuses.
Dindon sauvage Grand gallinacé introduit et en forte expansion dans le sud du Québec. Espèce grégaire associée aux milieux agricoles et forêts feuillues. Sensible aux hivers rigoureux et à la neige, mais en croissance rapide grâce aux introductions et à la dispersion naturelle. Très abondant comparé aux décennies précédentes.
Durbec des sapins Fringillidé boréal et circumboréal associé aux forêts de conifères (sapinières et pessières). Présent surtout dans le nord du Québec, il montre des variations de répartition au sud et une connaissance encore partielle de ses populations.
Eider à duvet Canard marin colonial des côtes du Saint-Laurent et du golfe, nichant en grandes colonies insulaires.
Engoulevent d'Amérique Oiseau crépusculaire et nocturne largement réparti en Amérique du Nord, mais en déclin marqué au Québec et ailleurs. Il niche dans des milieux ouverts ou perturbés (coupes forestières, brûlis, friches, zones urbaines). Sa baisse est associée à la réduction des insectes (pesticides), à la perte d'habitat et aux changements d'usage des sols, notamment la disparition des toits en gravier en milieu urbain.
Engoulevent bois-pourri Oiseau nocturne forestier associé aux forêts tempérées de l'Est du Québec. Il fréquente surtout les milieux ouverts ou semi-ouverts (coupes forestières, friches, sablières, zones agricoles) où il chasse les insectes en vol au crépuscule et la nuit. Sa population est en déclin important en raison notamment de la baisse des insectes, des pesticides et de la perte d'habitats.
Épervier brun Petit rapace forestier discret, fortement associé aux conifères et aux forêts boréales du Québec. Il chasse surtout à couvert et reste difficile à observer. Relativement commun, ses populations semblent globalement stables ou en légère hausse, avec une certaine adaptation aux milieux urbains et aux plantations de conifères.
Épervier de Cooper Rapace forestier et urbain, le plus adapté aux milieux anthropisés des trois Accipiter du Québec. Il niche surtout dans les boisés des Basses-terres du Saint-Laurent et les zones urbaines. Ses populations ont fortement augmenté grâce à l'abondance de proies en milieu humain, malgré des risques de collisions et de maladies.
Érismature rousse Petit canard plongeur rare au Québec, reconnaissable à sa queue relevée. Il niche surtout dans les étangs d'épuration et marais aménagés riches en végétation aquatique. Espèce marginale dans l'est de son aire, mais en expansion en Amérique du Nord. Elle profite des milieux artificiels et montre une progression récente malgré sa rareté locale.
Étourneau sansonnet Espèce introduite d'Eurasie en Amérique du Nord à la fin du XIXe siècle, aujourd'hui très liée aux milieux humains. Très abondant dans les zones agricoles et urbaines, il niche dans les cavités naturelles ou artificielles et s'est largement répandu au Québec depuis 1917, bien qu'en léger déclin récent.
Faisan de Colchide Gallinacé originaire d'Eurasie introduit en Amérique du Nord pour la chasse et l'ornement. Au Québec, il n'existe pas de population véritablement établie : sa présence dépend surtout de lâchers répétés. Il survit difficilement aux hivers rigoureux en raison de la neige et du climat, ce qui empêche son installation durable à l'état sauvage.
Faucon émerillon Petit faucon nordique largement réparti dans l'hémisphère Nord. Il occupe des milieux forestiers variés, souvent en bordure d'espaces ouverts. L'espèce a profité du rétablissement post-DDT et montre une expansion importante, notamment vers les milieux urbains du sud du Québec. Globalement en augmentation et très adaptable.
Faucon pèlerin Grand faucon célèbre pour ses plongées spectaculaires. Fortement affecté par le DDT dans le passé, il a connu un remarquable rétablissement depuis son interdiction. Il niche sur les falaises naturelles, bâtiments, ponts et structures humaines. Aujourd'hui, ses populations sont en forte hausse et l'espèce est largement rétablie au Québec.
Fou de Bassan Grand oiseau marin spectaculaire plongeant en piqué pour capturer les poissons. Niche en colonies denses sur falaises maritimes. Les principales colonies du Québec se trouvent à l'île Bonaventure, aux rochers aux Oiseaux et à Anticosti, avec des populations importantes mais fluctuantes récemment en baisse.
Foulque d'Amérique Oiseau aquatique des marais doté de doigts lobés adaptés à la nage et à la plongée. Il occupe divers milieux humides, surtout les marais à végétation émergente et les étangs. Au Québec, sa répartition est discontinue et localisée, et ses populations sont sensibles aux changements des habitats humides et à leur envahissement végétal.
Fuligule à collier Canard plongeur généraliste largement réparti dans les milieux forestiers du Québec méridional. Il fréquente divers plans d'eau peu profonds, notamment les étangs de castors et les lacs forestiers. Il est relativement commun et bien adapté à différents habitats. Ses populations sont globalement stables ou en légère augmentation, avec une forte présence en milieu forestier.
Fuligule à dos blanc Canard plongeur des régions des Prairies, occasionnel au Québec. Historiquement migrateur dans le sud-ouest du Québec, mais aujourd'hui très rare dans la province. Les observations sont exceptionnelles et la nidification n'est pas confirmée.
Fuligule à tête rouge Canard plongeur rare au Québec, présent surtout dans l'ouest et le centre du territoire. Il dépend fortement des milieux humides des Prairies et des conditions hydrologiques saisonnières. Au Québec, sa reproduction est localisée et peu fréquente, souvent dans des marais aménagés ou des plans d'eau artificiels. Sa population locale est faible mais en lien avec une population continentale beaucoup plus importante.
Fuligule milouinan Canard plongeur nordique très rare en période de nidification au Québec méridional. Il niche principalement dans la Taïga et la Toundra, et n'est observé dans le sud que de façon occasionnelle, notamment aux îles de la Madeleine et dans certains secteurs côtiers. Sa présence dans le sud est surtout liée aux migrations ou à des cas isolés de reproduction.
Gallinule d'Amérique Oiseau de marais facilement reconnaissable à son bec rouge et à ses vocalisations bruyantes. Il fréquente les marais d'eau douce riches en végétation émergente (notamment les quenouilles) avec des zones d'eau libre. Au Québec, il est surtout présent dans les basses-terres du Saint-Laurent et dépend fortement de la qualité des milieux humides, aujourd'hui en déclin.
Garrot à oeil d'or Canard forestier utilisant des cavités naturelles ou de pics pour nicher. Répandu dans la forêt boréale, rare dans les basses-terres.
Garrot d'Islande Espèce rare de canard cavicole dont le Québec héberge presque toute la population de l'Est nord-américain. Il niche dans des lacs forestiers isolés sans poissons et dépend fortement des arbres à cavités. Espèce considérée comme fragile en raison des menaces sur l'habitat et des concentrations hivernales.
Geai bleu Corvidé très commun, coloré et opportuniste, présent toute l'année au Québec. Il fréquente les forêts feuillues et les milieux urbains, et profite des sources alimentaires humaines.
Gélinotte huppée Petit oiseau forestier bien adapté aux forêts mixtes et feuillues du Québec. Très territorial, il tambourine pour communiquer et se reproduit dans les milieux boisés riches en trembles. Espèce largement répandue et relativement stable, mais soumise à la chasse et à la prédation naturelle, avec des fluctuations cycliques de population.
Gobemoucheron gris-bleu Très petit oiseau insectivore rare au Québec, en expansion depuis le sud des États-Unis. Observé principalement autour de Montréal, il niche dans des forêts feuillues près de l'eau. Vulnérable au parasitisme du Vacher à tête brune et difficile à détecter.
Goéland à bec cerclé Laridé opportuniste et très adaptable, devenu fortement urbain après une expansion rapide au XXe siècle. Niche en colonies sur îles, toits et structures humaines le long du Saint-Laurent. Populations importantes mais en baisse récente dans plusieurs secteurs malgré une forte abondance historique.
Goéland à bec cerclé Laridé opportuniste et très adaptable, devenu fortement urbain après une expansion rapide au XXe siècle. Niche en colonies sur îles, toits et structures humaines le long du Saint-Laurent. Populations importantes mais en baisse récente dans plusieurs secteurs malgré une forte abondance historique.
Goéland marin Grand goéland prédateur des côtes de l'Atlantique Nord, agressif et opportuniste, se nourrissant notamment d'oeufs et de jeunes oiseaux marins. Au Québec, il niche surtout dans l'estuaire et le golfe du Saint-Laurent, avec de petites populations à l'intérieur des terres (lac Saint-Jean). Ses effectifs sont en déclin dans plusieurs régions, notamment à cause des changements dans la pêche et la disponibilité des ressources alimentaires.
Goglu des prés Espèce des champs de foin et milieux agricoles ouverts. Fortement en déclin (jusqu'à ~65 % de baisse), menacée au Canada.
Grande Aigrette Grand héron blanc élégant, historiquement menacé par le commerce des plumes. En expansion au Québec, où elle niche principalement dans les colonies de Grands Hérons. Espèce en augmentation en Amérique du Nord.
Grand Chevalier Limicole typique de la forêt boréale, présent surtout dans le nord du Québec méridional, notamment dans la pessière à mousses. Il fréquente les milieux humides comme les tourbières et les forêts conifériennes parsemées de plans d'eau. Son aire est vaste et ses populations semblent globalement stables, bien que certaines menaces existent, notamment la perte de milieux humides et les activités forestières et hydroélectriques.
Grand corbeau Grand corvidé très adaptable, présent dans presque tous les habitats du Québec. En forte expansion, il profite des structures humaines et des milieux agroforestiers.
Grand cormoran Espèce côtière cosmopolite nichant sur falaises et îles rocheuses du Saint-Laurent. Populations québécoises modestes mais concentrées aux îles de la Madeleine, en Gaspésie et en Basse-Côte-Nord, avec des fluctuations importantes selon les régions.
Grand-duc d'Amérique Grand hibou puissant et adaptable, occupant une grande variété d'habitats (forêts, milieux agricoles, urbains, falaises). Présent presque partout au Québec méridional, il niche à faible densité mais de manière étendue. Malgré une certaine diminution liée à la perte d'habitat, ses populations demeurent globalement robustes.
Grand Harle Canard plongeur piscivore très répandu en Amérique du Nord. Il niche près des rivières et lacs dans des cavités d'arbres ou parfois au sol. Présent dans tout le Québec méridional, il montre une densité plus forte dans les forêts mixtes et les régions du sud, mais décline dans certaines zones boréales. Espèce globalement commune, mais avec des tendances régionales contrastées liées aux changements forestiers et à la qualité de l'eau.
Grand Héron Grand échassier commun du Québec, souvent observé en colonies appelées héronnières. Opportuniste, il fréquente marais, rivières et plans d'eau. Population globalement stable mais soumise à plusieurs menaces (prédation, perte d'habitat, contaminants).
Grand Pic Plus grand et plus impressionnant des pics du Québec. Il fréquente surtout les forêts matures feuillues et mixtes, mais peut s'adapter à divers environnements. Sa population est en forte expansion et son aire de répartition s'étend vers le nord, malgré la fragmentation des habitats.
Grèbe à bec bigarré Oiseau aquatique largement réparti en Amérique. Très présent dans le Québec méridional, il fréquente les étangs, marais et petits lacs peu profonds riches en végétation. Espèce la plus commune des grèbes de la région, mais ses populations montrent un déclin malgré une large répartition.
Grèbe esclavon Petit grèbe rare du Québec, limité presque exclusivement aux îles de la Madeleine. Population très réduite et en forte baisse, ce qui le rend vulnérable. Il niche sur de petits étangs d'eau douce ou saumâtre et est considéré comme une espèce en voie de disparition au niveau local.
Grèbe jougris Grèbe surtout observé en migration au Québec, mais niche très localement en Abitibi, principalement autour de quelques lacs alcalins et eutrophes (notamment à Rouyn-Noranda). Il dépend de milieux aquatiques avec végétation émergente pour construire des nids flottants. Sa population québécoise est très restreinte et concentrée sur quelques sites, bien que l'espèce soit plus répandue en Amérique du Nord et en Eurasie.
Grimpereau brun Espèce spécialisée des forêts âgées, grimpant sur les troncs pour capturer des arthropodes; dépend des forêts matures, en augmentation apparente au Québec malgré les perturbations forestières.
Grive de Bicknell Petite grive forestière rare du nord-est de l'Amérique du Nord, nichant surtout dans les forêts denses et fraîches des zones montagneuses. Au Québec, elle occupe principalement les sommets appalachiens et laurentidiens. Son habitat est très spécialisé (sapinières denses), et ses populations sont considérées comme vulnérables en raison de la perte d'habitat (déforestation, éoliennes, pratiques sylvicoles).
Grive des bois Grive forestière des forêts tempérées de l'Est de l'Amérique du Nord, connue pour son chant flûté. Elle niche surtout dans les érablières matures avec un sous-bois modéré et des sols humides. Ses populations ont fortement diminué au Québec en raison de la perte d'habitat (urbanisation, agriculture), de la fragmentation forestière, du broutage du cerf et de la déforestation en aire d'hivernage. Elle est maintenant considérée comme une espèce menacée.
Grive à dos olive Espèce très répandue dans les forêts boréales du Québec et du nord de l'Amérique du Nord. Elle fréquente surtout les forêts de conifères (jeunes ou matures) mais peut aussi occuper des milieux mixtes. Elle est particulièrement abondante dans les zones boréales élevées et montre une bonne stabilité globale de ses populations, avec toutefois des variations locales liées à l'exploitation forestière et aux forêts tropicales d'hivernage.
Grive fauve Grive des forêts humides et jeunes boisés, associée aux milieux en régénération et aux zones riveraines. Elle est surtout présente dans le sud du Québec, notamment dans les basses terres. Ses populations sont globalement stables avec des variations régionales.
Grive solitaire Grive au chant très mélodieux présente dans une grande partie du Québec et de l'Amérique du Nord. Elle occupe des habitats forestiers variés, des brûlis aux forêts matures, avec une préférence pour les milieux boréaux et montagnards. Ses populations semblent globalement en hausse, profitant des perturbations naturelles (feux, coupes forestières) et du rajeunissement des forêts.
Gros-bec errant Oiseau des forêts boréales et conifériennes, connu pour ses déplacements liés aux invasions de tordeuses des bourgeons de l'épinette. Espèce en forte diminution au Québec, avec une chute marquée des effectifs depuis les années 1990.
Grue du Canada Grand oiseau des tourbières et marais nordiques, en forte expansion au Québec. Principalement concentrée en Abitibi, elle niche aussi dans plusieurs régions boréales. Ses populations sont en forte croissance, mais peuvent causer des impacts agricoles localement.
Guifette noire Petite sterne des marais d'eau douce, nichant en colonies lâches dans les zones humides peu profondes. Au Québec, elle est surtout présente dans le Saint-Laurent (notamment le lac Saint-Pierre) et plus rarement en Abitibi et dans l'Outaouais. Ses colonies sont instables et déplacées selon les niveaux d'eau. L'espèce est en déclin en raison de la perte d'habitats humides, de la prédation et des perturbations humaines.
Guillemot à miroir Petit alcidé discret de l'Atlantique Nord et de l'Arctique, nichant sur les falaises et îles de l'estuaire et du golfe du Saint-Laurent. Il pond deux oeufs et utilise des fissures rocheuses pour dissimuler son nid. On estime environ 15 000 couples dans l'aire d'étude. L'espèce est globalement stable à l'échelle mondiale, mais reste vulnérable aux contaminants, aux filets de pêche, au dérangement humain et aux effets des changements climatiques sur ses proies.
Guillemot marmette Oiseau marin très grégaire, nichant en colonies extrêmement denses sur des falaises ou îles du golfe et de l'estuaire du Saint-Laurent. Excellent plongeur mais au vol exigeant, il pond un seul oeuf directement sur la roche. La population québécoise (environ 60 000 couples) est en forte expansion, probablement grâce à l'abondance de nourriture (capelan). L'espèce reste toutefois vulnérable au dérangement humain et à certaines activités comme la chasse ailleurs au Canada.
Guillemot de Brünnich Oiseau marin arctique nichant sur des falaises abruptes, présent au Québec uniquement au rocher aux Oiseaux (îles de la Madeleine). Il vit en petits groupes souvent séparés des Guillemots marmettes. Sa population locale est difficile à évaluer mais semble stable. L'espèce est menacée par les changements climatiques (perte de glace affectant ses proies), la chasse et les risques de pollution pétrolière, bien que ses effectifs mondiaux soient en croissance.
Harle couronné Petit canard forestier discret qui niche dans les cavités d'arbres ou nichoirs près de plans d'eau. Très répandu au Québec méridional, surtout dans les régions forestières mixtes. Ses populations sont en augmentation, favorisées par la disponibilité des castors et des habitats forestiers structurés.
Harle huppé Canard marin boréal reconnaissable à sa huppe distinctive. Il niche surtout dans les régions nordiques et côtières, parfois au sol ou près des plans d'eau. Rare dans le Québec méridional, mais plus fréquent dans le nord. Ses populations sont difficiles à suivre et les données sont parfois confondues avec celles d'autres harles, ce qui rend son statut incertain.
Héron vert Petit ardéidé discret des marécages boisés et étangs végétalisés, évitant les grands plans d'eau ouverts. Présent du sud du Canada jusqu'en Amérique centrale, il est surtout abondant dans les Basses-terres du Saint-Laurent. Espèce adaptable, capable de vivre près des zones urbaines, mais en possible déclin lié à la perte des milieux humides.
Hibou des marais Espèce des milieux ouverts (prairies, marais, tourbières) nichant au sol. Peu abondant et très mobile, il change fréquemment de site selon la disponibilité des proies. Sa population a fortement diminué au Québec méridional en raison de la perte d'habitat et de l'intensification agricole, ce qui lui vaut un statut préoccupant.
Hibou moyen-duc Hibou discret dont la détection repose souvent sur les cris des jeunes. Présent dans les milieux agroforestiers, les champs et les paysages mixtes, il évite les zones agricoles intensives. Sa répartition est assez large au Québec méridional, mais mal connue. Les données suggèrent une possible diminution des effectifs à long terme.
Hirondelle à ailes hérissées Hirondelle peu commune nichant dans des cavités naturelles ou artificielles, souvent près des rivières ou falaises. Elle utilise parfois des structures humaines comme les ponts ou drains. L'espèce est en recul, touchée par la diminution des insectes et la perturbation des sites de nidification.
Hirondelle bicolore Espèce commune nichant dans des cavités naturelles ou artificielles, souvent près de l'eau. Elle fréquente une grande variété de milieux ouverts, incluant zones agricoles et urbaines. Ses populations sont en déclin important, affectées par les pesticides, la disponibilité des sites de nidification et la baisse des insectes.
Hirondelle à front blanc Hirondelle bâtisseuse construisant des nids en forme de gourde avec de la boue. Elle s'est adaptée aux structures humaines (maisons, ponts, bâtiments) et est maintenant largement répandue en Amérique du Nord. Espèce liée aux milieux ruraux et urbains, en déclin régional marqué au Québec malgré une expansion historique.
Hirondelle noire Hirondelle coloniale aujourd'hui fortement dépendante des nichoirs artificiels dans l'est du Canada. Elle niche près des plans d'eau en colonies souvent urbaines ou rurales. Ses populations ont fortement chuté, notamment à cause de la perte d'insectes et de la concurrence pour les sites de nidification.
Hirondelle de rivage Espèce coloniale creusant des terriers dans les berges sableuses ou argileuses. Très dépendante des milieux érodés naturels ou artificiels, elle niche en colonies parfois importantes. Elle connaît un déclin extrêmement sévère, lié à la destruction des berges, à la régulation des cours d'eau et à la baisse des insectes.
Hirondelle rustique Hirondelle très commune associée aux milieux agricoles et aux constructions humaines. Elle niche dans les bâtiments et chasse les insectes au-dessus des champs et plans d'eau. Espèce en forte diminution au Québec et en Amérique du Nord, affectée par les pesticides, la transformation agricole et la baisse des insectes.
Jaseur d'Amérique Espèce très répandue au Québec méridional et au Canada, fréquente les milieux ouverts, urbains et les friches riches en arbustes fruitiers. Migrateur partiel, grégaire, très dépendant des fruits, souvent observé en groupes et profitant des paysages modifiés par l'homme.
Jaseur boréal Oiseau nordique surtout associé aux forêts ouvertes de conifères et aux régions boréales. Espèce longtemps considérée rare ou non nicheuse au Québec méridional, mais quelques preuves récentes de nidification existent dans le nord. Observé surtout en hiver en groupes se nourrissant de petits fruits.
Junco ardoisé Espèce très abondante (>600 millions d'individus), liée aux forêts de conifères et milieux perturbés. En déclin notable selon les suivis récents.
Lagopède des saules Espèce nordique de la toundra et de la taïga. Très rare dans le sud du Québec, mais commune dans le nord (Nunavik). Connue pour ses irruptions cycliques.
Macareux moine Alcidé emblématique surnommé « perroquet de mer » pour son bec coloré. Il niche surtout à Terre-Neuve-et-Labrador, et au Québec surtout sur la Côte-Nord et quelques îles du golfe. Il creuse souvent des terriers pour pondre un oeuf unique. Les populations québécoises (environ 4 200 couples hors grandes colonies externes) sont en déclin local dans plusieurs secteurs. Les causes incluent la raréfaction des proies, le dérangement, la concurrence interspécifique et des facteurs océaniques encore mal compris.
Macreuse à front blanc Canard marin grégaire nichant dans les régions nordiques. Rare au Québec méridional, il utilise les lacs d'eau douce pour la reproduction.
Marouette de Caroline Râle largement répandu en Amérique du Nord, fréquentant divers types de marais d'eau douce. Plus généraliste que le Râle de Virginie, elle occupe des habitats variés incluant marécages arbustifs et marais côtiers. Au Québec, elle est peu commune mais bien répartie, surtout dans les régions habitées et les zones humides disponibles.
Martinet ramoneur Oiseau aérien insectivore reconnaissable à son vol rapide et son cri crépitant. Il niche principalement dans les cheminées anciennes en milieu urbain et rural. Son habitat de reproduction diminue fortement à cause de la fermeture ou démolition des cheminées et des changements dans les bâtiments. L'espèce connaît un déclin marqué et est considérée comme menacée au Canada.
Martin-pêcheur d'Amérique Oiseau piscivore largement répandu, lié aux milieux aquatiques (rivières, lacs, marais). Il creuse son terrier dans des berges escarpées pour nicher. Adaptable, il fréquente divers environnements, mais reste dépendant de la qualité de l'eau et des sites de nidification. Ses populations semblent en déclin, notamment à cause de la disparition des escarpements et des perturbations humaines.
Maubèche des champs Limicole associé aux milieux agricoles ouverts du Québec méridional. Autrefois commun dans les prairies et pâturages, il connaît un fort déclin lié à la transformation des paysages agricoles (intensification des cultures, disparition des prairies et tourbières).
Merle d'Amérique Oiseau très commun et largement répandu en Amérique du Nord, particulièrement adapté aux environnements modifiés par l'homme (banlieues, champs, parcs). Il se nourrit principalement de vers au sol. Ses populations sont globalement stables ou en légère hausse. Très adaptable, il profite des milieux ouverts et urbains, mais reste vulnérable à certains prédateurs (chats domestiques) et aux collisions.
Merlebleu de l'Est Oiseau bleu vif des milieux ouverts et agricoles, dépendant des cavités naturelles ou des nichoirs pour nicher. Très répandu dans le sud du Québec, il profite des paysages agricoles et des installations humaines. Ses populations sont en augmentation.
Mésange bicolore Mésange rare au Québec en expansion vers le nord; associée aux forêts de chênes et aux zones habitées, en augmentation.
Mésange à tête brune Espèce des forêts conifériennes boréales; niche dans les résineux matures, globalement stable mais potentiellement en légère baisse locale.
Mésange à tête noire Petit passereau forestier très familier des zones habitées et des forêts feuillues ou mixtes. Elle creuse ses propres cavités pour nicher et s'adapte bien aux environnements urbains et forestiers modifiés. Ses populations sont en forte augmentation, favorisées par les mangeoires et les changements forestiers.
Mésangeai du Canada Oiseau résident de la forêt boréale, connu pour entreposer des milliers de caches alimentaires. Adapté aux environnements froids et forestiers.
Moineau domestique Espèce introduite d'Eurasie fortement associée aux activités humaines. Autrefois très abondant dans les milieux agricoles et urbains, il est aujourd'hui en déclin au Québec, notamment à cause de l'intensification agricole, de la perte de sites de nidification et de la diminution des ressources alimentaires.
Moqueur chat Oiseau mimidé des milieux ouverts et arbustifs du sud du Québec. Il fréquente surtout les friches, haies, lisières forestières et zones agricoles. Très abondant dans les Basses-terres du Saint-Laurent, il est en déclin dans plusieurs régions. Son habitat dépend des premiers stades de succession végétale, ce qui le rend sensible à la fermeture des paysages et à la perte de friches.
Moqueur roux Moqueur des milieux agricoles et arbustifs secs, reconnaissable à son répertoire vocal varié et à ses imitations d'autres espèces. Il niche dans les haies, friches et zones en régénération. Ses populations sont en déclin en Amérique du Nord et au Québec, principalement à cause de la disparition des haies, de l'intensification agricole et de la perte d'habitats ouverts.
Moqueur polyglotte Espèce très loquace capable d'imiter de nombreux sons. Elle s'adapte aux milieux anthropisés comme les parcs, jardins et zones résidentielles. Au Québec, elle est présente mais clairsemée et instable, avec des populations globalement faibles et dispersées. Elle dépend fortement de la présence humaine et de la disponibilité de buissons fruitiers.
Moucherolle à côtés olive Grand moucherolle migrateur qui niche dans les forêts boréales et migre jusqu'en Amérique du Sud (Andes). Il dépend des milieux forestiers ouverts avec arbres morts pour chasser les insectes. Espèce fortement en déclin, classée menacée au Canada, notamment à cause de la déforestation en hiver et de la diminution des insectes.
Moucherolle à ventre jaune Petit moucherolle étroitement associé aux forêts conifériennes boréales humides. Il niche dans les pessières, sapinières et tourbières boisées, surtout dans les régions élevées ou nordiques. Son abondance est maximale dans la zone boréale (Québec, Abitibi, Gaspésie) et il est quasi absent des forêts feuillues du sud. Globalement stable ou en légère hausse au Québec.
Moucherolle des aulnes Espèce très commune des milieux humides arbustifs (aulnaies, marais, bords de lacs et rivières). Très largement répandue dans le Québec méridional et la forêt boréale. Elle niche dans les fourrés denses et les zones en régénération. Populations globalement stables ou légèrement en hausse, avec une forte adaptation aux milieux perturbés.
Moucherolle des aulnes Espèce très commune des milieux humides arbustifs (aulnaies, marais, bords de lacs et rivières). Très largement répandue dans le Québec méridional et la forêt boréale. Elle niche dans les fourrés denses et les zones en régénération. Populations globalement stables ou légèrement en hausse, avec une forte adaptation aux milieux perturbés.
Moucherolle phébi Espèce opportuniste utilisant fréquemment des structures humaines (ponts, bâtiments) pour nicher. Très présente dans les zones habitées du sud du Québec. Peut produire deux couvées par an et semble profiter de la présence humaine. Population globalement stable ou en légère hausse.
Moucherolle tchébec Tyrannidé forestier très répandu dans le Québec méridional et boréal, détecté surtout par son chant caractéristique « tché-bec ». Préfère les forêts mixtes et conifériennes, mais évite les milieux fortement urbanisés. Population en déclin marqué (~30 à 50 % selon les périodes), possiblement lié aux pesticides et à la fragmentation des habitats.
Moucherolle vert Petit moucherolle du genre Empidonax, normalement présent dans les forêts feuillues du sud-est des États-Unis. Très rare au Québec, avec seulement des individus isolés observés, sans preuve de reproduction.
Mouette de Bonaparte Petite mouette forestière nichant principalement dans les régions boréales du Canada, souvent dans des arbres conifères près des lacs et tourbières. Au Québec, elle est surtout présente dans les Basses-terres de l'Abitibi, le lac Saint-Jean et certaines zones boréales. Elle est rare dans le sud du territoire. Ses populations sont mal connues, mais pourraient être en déclin. Elle dépend fortement des milieux humides et forestiers, et reste l'un des laridés les moins étudiés en Amérique du Nord.
Mouette rieuse Espèce d'origine eurasiatique colonisant récemment le Québec (îles de la Madeleine et Terre-Neuve). Niche en petites colonies sur étangs et marais, parfois en milieu dunaire. Population très localisée et fluctuante, avec colonies mobiles et vulnérables à la prédation.
Mouette tridactyle Laridé pélagique vivant en haute mer et nichant en colonies sur des falaises côtières de l'Atlantique Nord. Très grégaire, elle forme de grandes colonies parfois de milliers de nids, notamment en Gaspésie, à Anticosti et aux îles de la Madeleine. Au Québec, elle compte environ 45 000 couples, mais plusieurs colonies ont fortement décliné depuis les années 1980. Les causes possibles incluent la raréfaction des proies (effondrement de la morue), la prédation accrue, les changements climatiques et les perturbations liées aux activités humaines.
Nyctale de Tengmalm Petite chouette boréale associée principalement aux forêts conifériennes matures. Elle niche surtout dans la Pessière à mousses et la Sapinière à bouleau blanc, utilisant des cavités d'arbres. Difficile à observer, elle effectue des incursions périodiques vers le sud lorsque ses proies (campagnols) se raréfient. Sa population est mal connue, mais dépend fortement de la disponibilité d'habitats forestiers matures.
Océanite cul-blanc Petit oiseau marin pélagique nichant dans des terriers sur des îles isolées du golfe du Saint-Laurent. Actif la nuit, il évite les prédateurs terrestres et se nourrit en mer ouverte. Ses populations semblent en déclin et restent difficiles à évaluer.
Oie des neiges Cette espèce d'oiseau migrateur est caractérisée par de très grandes populations se déplaçant entre le sud du Canada et le Haut-Arctique. Bien que la majorité des individus nichent dans les régions nordiques, quelques cas rares de nidification ont été observés dans le sud du Québec, ce qui constitue un phénomène inhabituel. La population de la Grande Oie des neiges a connu une croissance spectaculaire au cours du XXe siècle, passant de quelques milliers à plusieurs centaines de milliers d'individus. Cette expansion a entraîné des enjeux écologiques, notamment en raison du broutement excessif de la végétation arctique. Des mesures de gestion, comme la récolte de conservation, ont été mises en place pour contrôler les effectifs. L'espèce illustre bien les interactions entre dynamique des populations et gestion de la faune.
Oriole de Baltimore Oiseau commun dans le sud du Québec, surtout dans les milieux ouverts avec grands feuillus. Population en déclin et aire de répartition en contraction dans ses zones nordiques.
Oriole des vergers Espèce très rare au Québec, récemment installée comme nicheur. Elle fréquente les vergers, boisés clairsemés et zones riveraines. Son aire s'étend vers le nord mais reste limitée et en expansion progressive.
Paruline azurée Espèce très rare au Québec, vivant dans la cime des grandes forêts feuillues matures du sud-ouest. Elle dépend d'arbres spécifiques comme le chêne blanc et le caryer. Sa population est en fort déclin en Amérique du Nord et elle est considérée en voie de disparition, principalement à cause de la perte d'habitat.
Paruline à ailes dorées Espèce rare et en déclin rapide en Amérique du Nord, la Paruline à ailes dorées fréquente les milieux en régénération comme les friches, les clairières et les lisières forestières. Présente en faible nombre au Québec, surtout en Outaouais et en Montérégie, elle est menacée par la perte d'habitat et l'évolution des paysages agricoles. Son hybridation fréquente avec la Paruline à ailes bleues complique sa conservation.
Paruline à ailes dorées × Paruline à ailes bleues (hybrides) Issue de l'hybridation entre deux espèces proches, cette forme comprend notamment la Paruline de Brewster et la Paruline de Lawrence. Les hybrides occupent des habitats similaires aux espèces parentes, soit des milieux arbustifs en régénération. Leur présence est limitée mais semble en augmentation au Québec, particulièrement près de la frontière américaine, en lien avec la progression de la Paruline à ailes bleues.
Paruline à ailes bleues Très rare au Québec, la Paruline à ailes bleues se rencontre surtout près de la frontière américaine, notamment en Montérégie. Elle habite des milieux ouverts et arbustifs légèrement plus évolués et plus secs que ceux de la Paruline à ailes dorées. Bien que ses effectifs augmentent au Canada, elle est affectée par la perte d'habitat et l'hybridation, et pourrait éventuellement être considérée comme faisant partie de la même espèce que la Paruline à ailes dorées.
Paruline à collier Paruline discrète des forêts matures et humides, reconnaissable surtout à son chant en trille. Elle dépend fortement des lichens (Usnea) pour la construction de son nid et se trouve surtout dans les Sapinières et Érablières du Québec méridional. Ses populations sont en forte expansion, probablement favorisées par la maturation des forêts et l'amélioration de la qualité de l'air.
Paruline à calotte noire Petite paruline fortement liée à la forêt boréale, surtout observée comme migratrice au Québec. Elle niche dans les milieux ouverts et buissonneux (tourbières, jeunes forêts, conifères rabougris). Globalement encore commune dans le nord, mais en légère baisse dans certaines régions du sud.
Paruline à couronne rousse Espèce fortement associée aux tourbières et forêts boréales. Elle niche dans les milieux humides (sphaigne, épinettes, mélèzes) du Québec et du nord-est nord-américain. Son abondance semble en augmentation, notamment grâce à une meilleure détection et à l'expansion des habitats forestiers jeunes et tourbeux.
Paruline à croupion jaune Espèce très répandue et facile à observer, occupant surtout les forêts de conifères et mixtes boréales. Elle est abondante dans le Québec nordique et montre globalement une population stable ou légèrement en hausse malgré certaines pressions forestières et climatiques.
Paruline à flancs marron Espèce typique des milieux en régénération et des paysages perturbés (coupes, friches, bordures). Elle bénéficie des activités humaines qui créent des habitats arbustifs denses. Ses populations sont globalement stables ou en légère augmentation.
Paruline à gorge noire Paruline commune des forêts boréales et appalachiennes, reconnaissable à son chant très fréquent. Elle occupe divers habitats forestiers, préfère les forêts matures mais s'adapte aussi aux jeunes peuplements. Ses populations sont en augmentation.
Paruline à gorge grise Paruline discrète et localisée, surtout présente en Abitibi et au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Elle fréquente les forêts ouvertes, souvent de pins gris, avec un sous-bois d'éricacées. Bien que mieux documentée aujourd'hui, elle reste rare et menacée par la perte et la fragmentation de son habitat liée aux activités forestières et agricoles.
Paruline à gorge orangée Espèce des forêts mixtes matures, exigeant la coexistence de feuillus et de conifères. Elle évite les forêts pures et est absente de plusieurs régions nordiques ou insulaires. Ses populations semblent en hausse modérée, influencées par la structure forestière.
Paruline à joues grises Espèce très répandue au Québec, particulièrement dans les forêts jeunes ou en régénération avec sous-bois arbustif. Elle est favorisée par les perturbations forestières (coupes, feux) et rare dans les forêts matures. Sa population est en augmentation, notamment grâce aux pratiques forestières créant des habitats propices.
Paruline à poitrine baie Paruline boréale spécialisée des forêts de conifères, fortement liée aux épidémies de tordeuse des bourgeons de l'épinette. Ses populations fluctuent selon les infestations, augmentant fortement dans les zones touchées puis diminuant ensuite.
Paruline à tête cendrée Espèce très commune et largement répartie, utilisant une grande variété de milieux jeunes ou perturbés, surtout ceux avec des conifères denses. Elle est favorisée par les coupes forestières, les brûlis et les infestations de tordeuse. Ses populations sont globalement en hausse ou stables.
Paruline bleue Espèce liée aux forêts feuillues matures avec sous-bois dense. Elle est relativement commune dans le sud du Québec mais absente des forêts conifériennes pures et des hautes altitudes. Ses populations sont en augmentation, possiblement favorisées par le changement climatique et la structure forestière.
Paruline couronnée Oiseau forestier discret mais reconnaissable à son chant puissant, la Paruline couronnée niche surtout dans les forêts feuillues matures du Québec méridional. Elle se nourrit et construit son nid au sol, dans la litière de feuilles. L'espèce est largement répandue et relativement commune, avec des populations globalement stables ou en légère augmentation, bien qu'elle soit sensible à la fragmentation des habitats forestiers.
Paruline des pins Paruline spécialiste des peuplements de pins, surtout le pin blanc. Très répandue dans l'est de l'Amérique du Nord, elle a fortement augmenté au Québec. Sa distribution suit les zones de forêts de pins et les sols sableux bien drainés.
Paruline des ruisseaux Espèce largement répartie mais peu abondante, la Paruline des ruisseaux fréquente surtout les milieux humides forestiers, les marécages et les zones riveraines. Elle est plus commune dans les régions boréales que dans les zones agricoles. Ses populations semblent globalement stables avec certaines variations régionales, mais elle reste dépendante de la qualité des habitats humides et forestiers.
Paruline du Canada Espèce des sous-bois forestiers feuillus et mixtes du Canada. Bien que encore présente, elle est en fort déclin depuis 1970 et classée espèce menacée. Elle dépend de forêts denses et riveraines et subit des pressions importantes en migration et en hivernage.
Paruline flamboyante Espèce très commune du sud du Québec, reconnaissable au plumage éclatant du mâle adulte acquis après deux ans. Elle fréquente surtout les forêts feuillues et mixtes en régénération, souvent près de l'eau. Elle s'adapte bien aux milieux perturbés et même aux paysages agricoles fragmentés. Sa population est globalement stable et elle pourrait bénéficier de la diminution du parasitisme par le Vacher à tête brune.
Paruline hochequeue Espèce extrêmement rare au Québec, la Paruline hochequeue vit principalement aux États-Unis et dépend de cours d'eau clairs et rapides en forêt mature. Sa présence au Québec est limitée à quelques sites isolés comme le parc de la Gatineau et les monts Sutton. Sa population est très faible et vulnérable, affectée par la dégradation de son habitat et le dérangement humain.
Paruline jaune Espèce très répandue et généraliste, fréquente surtout les milieux ouverts, buissonneux, agricoles et urbains. Moins forestière que les autres parulines, elle est néanmoins présente sur une très large aire de répartition. Ses effectifs déclinent légèrement dans certaines régions forestières.
Paruline masquée Paruline très commune et largement répartie, associée aux milieux humides et aux zones arbustives denses. Elle s'adapte à divers habitats, y compris près des zones humaines. Malgré son abondance apparente, ses populations sont en déclin, notamment en raison de la destruction des milieux humides et du parasitisme par le Vacher à tête brune.
Paruline noir et blanc Paruline au comportement unique, semblable à celui des sittelles, se nourrissant en inspectant l'écorce des arbres. Présente surtout dans les forêts feuillues et mixtes, elle est sensible à la fragmentation des habitats mais tolère certaines pratiques forestières. Sa répartition s'étend et sa population semble globalement stable ou en légère hausse au Québec.
Paruline obscure Espèce boréale très abondante dans les forêts de conifères, particulièrement lors d'infestations de tordeuses des bourgeons de l'épinette, dont elle se nourrit. Elle occupe divers habitats forestiers, surtout au nord-est du Québec méridional. Sa population fluctue selon les cycles d'insectes et semble en croissance dans certaines régions boréales.
Paruline rayée Paruline des forêts boréales et des zones élevées, souvent associée aux conifères denses et aux habitats froids. Elle occupe des altitudes élevées dans le sud de son aire. Ses populations semblent en déclin ou en baisse dans plusieurs régions.
Paruline tigrée Paruline fortement liée aux épidémies de tordeuse des bourgeons de l'épinette, dont elle exploite l'abondance de nourriture. Elle niche principalement dans les forêts de conifères matures. Sa population fluctue fortement selon les infestations d'insectes, pouvant exploser localement puis chuter rapidement lorsque la ressource disparaît.
Paruline triste Espèce discrète associée aux milieux en régénération dense (arbustes), souvent après perturbations naturelles ou humaines. Répandue mais en déclin, elle dépend fortement des stades précoces de succession végétale et disparaît lorsque les forêts deviennent matures.
Paruline verdâtre Paruline discrète des régions nordiques, associée aux zones arbustives au sein de forêts conifériennes ouvertes. Rare dans le Québec méridional, elle est plus commune plus au nord. Sa présence est difficile à détecter, et bien que certaines données suggèrent un déclin à l'échelle nord-américaine, son habitat nordique reste relativement peu perturbé.
Passerin indigo Petit passereau au plumage bleu vif chez le mâle, autrefois limité au sud-est de l'Amérique du Nord mais en expansion vers le nord et l'ouest. Au Québec, il fréquente surtout les milieux arbustifs et de lisière (friches, haies, bordures). Son aire s'étend progressivement et sa population est en augmentation.
Perdrix grise Oiseau terrestre introduit d'origine eurasienne, vivant principalement dans les milieux agricoles. Facile à observer en hiver mais discret en période de nidification. Ses populations ont fortement décliné au Québec et en Amérique du Nord, en lien avec la perte d'habitats (haies, agriculture intensive, pesticides) et les conditions hivernales difficiles.
Petit Blongios Plus petit héron d'Amérique du Nord, très discret et rarement observé. Habite les marais d'eau douce à végétation dense dans le sud du Québec. Espèce menacée, dépendante des milieux humides stables et protégés.
Petite Buse Rapace migrateur complet, qui hiverne en Amérique latine et niche dans les forêts mixtes et feuillues du Québec. Elle est associée aux paysages forestiers variés, souvent près de clairières et milieux humides, mais reste plus éparse en forêt boréale. Ses effectifs montrent une tendance globalement stable à légèrement variable selon les régions.
Petit-duc maculé Petit hibou discret vivant surtout dans les Basses-terres du Saint-Laurent, à la limite nord-est de son aire. Il fréquente les milieux ouverts arborés, les lisières, ainsi que les zones urbaines (parcs, vergers, boisés agricoles). Difficile à observer, il niche dans des cavités et semble en augmentation, bien qu'il reste vulnérable aux collisions et aux conditions hivernales.
Petit Fuligule Espèce très rare nicheuse au Québec, difficile à distinguer du fuligule milouinan, surtout forestière au nord.
Petit Garrot Plus petit des canards de mer, nichant dans les forêts boréales. Dépend des cavités d'arbres et des étangs forestiers.
Petite Nyctale Le plus petit rapace nicheur du Québec, vivant surtout dans les forêts feuillues et mixtes matures. Elle dépend des cavités creusées par les pics pour se reproduire. Discrète et nocturne, elle évite généralement les milieux urbains et agricoles intensifs. Sa répartition est aujourd'hui mieux connue, mais ses effectifs fluctuent selon l'abondance des micromammifères.
Petit Pingouin Alcidé marin nichant sur les côtes rocheuses de l'Atlantique Nord, principalement au Québec et au Labrador. Il pond un seul oeuf sur la roche dans des crevasses ou corniches. L'espèce est en forte expansion au Québec, avec environ 47 000 couples et une colonisation accrue de plusieurs secteurs du Saint-Laurent. Cette croissance est liée à l'abondance de proies (capelan, lançons) et à la réduction de certaines pressions humaines, malgré des menaces comme les filets de pêche, la chasse accidentelle et les déversements d'hydrocarbures.
Phalarope de Wilson Limicole rare au Québec, observé seulement de façon sporadique et dont la nidification y est incertaine. Il préfère les milieux humides ouverts comme les marais et champs humides. Autrefois plus présent, il a connu un fort déclin dans la province, probablement lié à la dégradation des habitats, aux changements climatiques et à l'exposition aux pesticides. Sa présence dépend en partie des conditions dans les Prairies, son principal territoire de reproduction.
Pic chevelu Pic commun et largement réparti, occupant tous les types de forêts du Québec méridional. Il préfère les forêts matures feuillues et mixtes. Sa population a fortement augmenté, notamment grâce aux transformations forestières favorisant les essences feuillues.
Pic à dos noir Pic boréal emblématique des forêts brûlées, où il exploite les insectes xylophages présents dans les arbres calcinés. Il fréquente surtout la pessière à mousses et les forêts matures. Son succès reproducteur dépend fortement de l'abondance temporaire de ses proies après les feux. L'espèce est vulnérable à l'exploitation forestière, à la raréfaction des forêts matures et à la récupération du bois brûlé.
Pic à dos rayé Espèce boréale discrète, associée aux vieilles forêts résineuses riches en arbres morts. Elle se nourrit notamment d'insectes présents dans les bois brûlés ou infestés. Peu commune et difficile à observer, elle est vulnérable à l'exploitation forestière qui réduit les habitats matures nécessaires à sa survie.
Pic flamboyant Pic très répandu et facile à observer, souvent au sol à la recherche de fourmis. Il occupe une grande diversité d'habitats (forêts ouvertes, milieux agricoles, urbains). Malgré sa large distribution, ses effectifs sont en déclin en Amérique du Nord, probablement à cause de la perte d'habitat et des pesticides.
Pic maculé Pic largement répandu et commun, identifiable par son comportement de forage de la sève. Il fréquente surtout les forêts feuillues et mixtes matures. Sa population est en croissance au Québec, probablement grâce à la maturation des forêts et à l'abandon de certaines terres agricoles.
Pic mineur Plus petit pic du Canada et des États-Unis, présent dans tout le Québec méridional. Il fréquente les forêts feuillues et mixtes, mais aussi les milieux agricoles et urbains. Sa population est en croissance, favorisée par l'augmentation des forêts décidues et des habitats variés.
Pic à tête rouge Pic très rare au Québec, reconnaissable à son plumage tricolore vif. Il fréquente des milieux ouverts avec des arbres morts pour nicher. Ses populations sont en fort déclin en Amérique du Nord, notamment à cause de la prédation, de la perte d'habitat et de pressions historiques. L'espèce est aujourd'hui considérée comme menacée.
Pic à ventre roux Espèce en expansion vers le Québec depuis les États-Unis, où elle est commune. Elle préfère les forêts décidues matures et les milieux urbains boisés. Généraliste et tolérante à la présence humaine, elle profite du réchauffement climatique et des mangeoires, ce qui favorise sa progression vers le nord.
Pie-grièche migratrice Espèce autrefois commune dans les paysages agricoles à haies et buissons, aujourd'hui pratiquement disparue au Québec. Fort déclin lié à l'agriculture intensive et à la perte d'habitat. Classée en voie de disparition, avec quasi-extinction locale malgré des programmes de réintroduction ailleurs au Canada.
Pigeon biset Espèce introduite et fortement associée aux activités humaines, présente dans les zones urbaines et agricoles du sud du Québec. Il niche sur des structures artificielles et profite des ressources alimentaires d'origine humaine. Sa distribution suit celle des établissements humains et reste stable, même si certaines données indiquent un déclin local lié à la prédation et aux mesures de contrôle.
Pioui de l'Est Petit oiseau insectivore des forêts feuillues matures (érablières). Il chasse en vol depuis des perchoirs dans les lisières forestières. Très sensible à la perte d'habitat et à la diminution des insectes, il subit un déclin important depuis plusieurs décennies et est classé espèce préoccupante au Canada.
Pipit d'Amérique Passereau nordique surtout lié à la toundra et aux sommets alpins. Très rare en période de nidification dans le Québec méridional, il n'a été observé que sur quelques hauts sommets appalachiens, tandis qu'il est plus commun dans le Grand Nord et les milieux arctiques-alpins.
Piranga écarlate Oiseau forestier des feuillus matures, difficile à observer car il vit dans la canopée. Migrateur de longue distance hivernant en Amérique du Sud. Ses populations semblent en déclin ou localisées dans certaines régions du Québec en raison de la fragmentation forestière.
Plongeon catmarin Petit plongeon des tourbières côtières de la Côte-Nord. Niche sur étangs peu profonds et s'alimente en mer; populations locales limitées.
Plongeon huard Oiseau emblématique des lacs du Bouclier canadien. Niche près de l'eau sur des lacs isolés; populations globalement stables ou en augmentation.
Pluvier semipalmé Limicole migrateur nichant surtout dans la toundra et la taïga, rarement observé comme nicheur au Québec aujourd'hui. Autrefois présent dans certaines régions côtières, il semble avoir disparu comme espèce nicheuse dans le sud du Québec. Population globale encore stable à l'échelle nord-américaine.
Pluvier siffleur Limicole rare et localisé au Québec, désormais limité principalement aux îles de la Madeleine. Niche sur les plages sableuses ouvertes, où ses oeufs camouflés sont vulnérables aux dérangements humains. Ses populations ont fortement décliné et l'espèce dépend de mesures de conservation pour survivre.
Pluvier kildir Limicole très commun et largement répandu en Amérique du Nord. Il occupe surtout les milieux ouverts (champs, pâturages, terrains urbains). Espèce opportuniste mais en déclin marqué au Québec malgré son adaptation aux environnements anthropisés.
Pygargue à tête blanche Grand rapace emblématique des milieux aquatiques, nichant près des grands plans d'eau et rivières. Son effectif a fortement augmenté après les années 1970 grâce à la protection légale et l'interdiction du DDT. Malgré un rétablissement marqué, il reste vulnérable à la pollution, aux collisions et à la perte d'habitat.
Quiscale bronzé Espèce très commune et adaptable, présente dans les milieux agricoles et urbains. Globalement stable ou légèrement en déclin à l'échelle nord-américaine, mais encore abondante au Québec.
Quiscale rouilleux Oiseau des forêts boréales et milieux humides. Espèce préoccupante en forte diminution (jusqu'à ~90 % à l'échelle continentale), menacée par la dégradation des habitats et la pollution.
Râle jaune Oiseau extrêmement discret vivant dans les marais côtiers peu profonds à végétation herbacée. Très difficile à observer, il est surtout détecté par ses chants nocturnes. Au Québec, sa présence est très localisée (principalement dans l'estuaire et le golfe du Saint-Laurent). Espèce rare et vulnérable, dépendante des milieux humides menacés par leur dégradation et leur perte.
Râle de Virginie Oiseau discret des milieux humides d'eau douce ou saumâtre, surtout dans les marais à quenouilles du sud du Québec. Il se repère surtout par ses cris plutôt que par la vue. Espèce associée aux grandes zones de marais du Saint-Laurent et de l'Outaouais, elle peut être localement commune mais reste globalement peu détectée en raison de son comportement furtif.
Roitelet à couronne dorée Petit oiseau très répandu dans les forêts conifériennes boréales. Très fécond, il peut pondre jusqu'à 11 oeufs et faire deux nichées par an. Espèce adaptable qui occupe aussi tourbières, forêts mixtes et plantations de conifères.
Roitelet à couronne rubis Petit oiseau forestier boréal très mobile, vivant surtout dans les forêts résineuses matures du Québec. Présent de l'Alaska à Terre-Neuve, il reste abondant dans la forêt boréale mais rare dans les régions feuillues du sud. Son statut semble globalement stable avec quelques déclins locaux.
Roselin familier Espèce introduite du sud-ouest des États-Unis et du Mexique. Très associée aux milieux urbains et aux mangeoires. Expansion rapide suivie d'un ralentissement dû à une maladie contagieuse (mycoplasme).
Roselin pourpré Fringillidé forestier nord-américain associé aux conifères. Espèce partiellement migratrice dont les effectifs fluctuent selon les ressources alimentaires et les infestations forestières (tordeuse).
Sarcelle à ailes bleues Petit canard migrateur autrefois plus commun mais actuellement en déclin dans le Québec méridional. Elle niche dans les milieux agricoles et humides peu profonds, souvent près des champs et fossés. Sa répartition est relativement stable mais ses effectifs diminuent, possiblement en raison de la perte d'habitats et de l'intensification agricole. Elle reste plus fréquente en Abitibi que dans d'autres régions. Malgré sa large distribution continentale, elle est moins observée dans l'est du Canada qu'auparavant.
Sarcelle d'hiver Petit canard migrateur largement réparti en Amérique du Nord. Au Québec, il est présent dans la majorité des régions mais reste discret et difficile à observer. Ses populations sont globalement stables ou légèrement variables selon les zones, avec une sensibilité aux modifications des milieux humides. Il niche dans des habitats variés, souvent bien cachés dans la végétation.
Sittelle à poitrine blanche Oiseau forestier des feuillus, utilisant troncs et branches pour chercher insectes et entreposer des graines; espèce associée aux forêts de feuillus et aux milieux habités, en expansion modérée mais limitée à certaines régions du Québec.
Sittelle à poitrine rousse Oiseau forestier des conifères matures, commun dans le Québec méridional; population globalement stable ou en légère hausse selon les régions.
Sizerin flammé Oiseau nordique de la taïga et de la toundra. Visite parfois le sud du Québec en hiver selon la disponibilité des graines. Espèce cyclique, avec des variations importantes d'abondance selon les années.
Sterne arctique Grande migratrice reliant les pôles Nord et Sud. Niche dans l'Arctique et en colonies côtières du Québec nordique; moins abondante que la pierregarin.
Sterne caspienne La plus grande des sternes, à répartition mondiale mais très localisée au Québec. Elle niche en petits groupes dispersés, souvent associée à d'autres laridés comme les goélands ou sternes pierregarins. Rare et vulnérable, ses populations sont faibles et fragmentées, avec des colonies surtout en Basse-Côte-Nord et dans la région de Montréal. L'espèce est désignée menacée au Québec en raison des perturbations humaines et du ramassage des oeufs.
Sterne de Dougall Sterne côtière rare et très localisée, nichant presque exclusivement aux îles de la Madeleine. Elle forme de petites colonies mêlées à d'autres sternes et dépend fortement de mesures de conservation. Ses populations sont très faibles et fluctuantes, ce qui lui vaut le statut d'espèce menacée et en voie de disparition au Canada.
Sterne pierregarin Sterne holarctique commune et adaptable, nichant sur les côtes, les îles, les rivières et même des structures humaines. Très répandue au Québec, notamment en Minganie et aux îles de la Madeleine. Ses populations sont globalement stables, bien que localement variables selon la prédation et les perturbations humaines.
Sturnelle de l'Ouest Espèce des prairies de l'ouest de l'Amérique du Nord, très rare au Québec. Quelques mâles chanteurs isolés ont été observés, sans reproduction confirmée. Elle est considérée comme une apparition exceptionnelle dans la province.
Sturnelle des prés Oiseau des habitats agricoles ouverts (foin, pâturages), en forte régression au Québec à cause de l'intensification agricole. Population en chute marquée et espèce menacée.
Tarin des pins Fringillidé nomade lié aux forêts boréales et aux conifères. Ses déplacements varient selon la disponibilité des semences, pouvant provoquer des invasions jusque dans les zones urbaines et agricoles du sud du Québec certaines années.
Tétras à queue fine Gallinacé des Grandes Plaines atteignant l'ouest du Québec. Espèce discrète vivant surtout dans les tourbières, brûlis et coupes forestières de l'Abitibi. Connue pour les parades des mâles sur des leks en milieux ouverts. Répartition limitée et mal connue, sans tendance claire des populations.
Tétras du Canada Gallinacé forestier discret des forêts boréales de conifères. Associé aux pessières et sapinières, sensible à la foresterie et à la fragmentation des habitats.
Tohi à flancs roux Grand passereau de la famille des bruants, vivant dans les milieux arbustifs denses et les lisières forestières du sud du Québec. Espèce discrète mais territoriale, qui se nourrit en fouillant la litière. En déclin marqué, principalement à cause de la perte et de la succession des habitats arbustifs.
Tourterelle triste Espèce très commune et largement répandue dans tout le Québec méridional. Elle est fortement associée aux milieux humains (villes, fermes, mangeoires). Sa population a augmenté avec l'agriculture et l'alimentation artificielle, mais elle montre des fluctuations récentes et des variations locales selon la pression de prédation et les conditions environnementales.
Tourterelle turque Espèce récemment arrivée au Québec, en expansion depuis le début des années 2000. Originaire du Moyen-Orient et du sous-continent indien, elle colonise les zones agricoles et périurbaines. Sa présence est encore sporadique et dépend souvent d'individus isolés sans population stable, mais elle suit une dynamique d'expansion rapide en Amérique du Nord.
Troglodyte de Caroline Petit passereau résident de l'est de l'Amérique du Nord, en expansion vers le nord-est. Il fréquente les lisières forestières feuillues, les parcs et jardins urbains. Très territorial, son chant est audible toute l'année. Son expansion au Québec semble liée au réchauffement climatique et à l'urbanisation.
Troglodyte à bec court Espèce rare et nomade des prairies humides à carex; présence très irrégulière au Québec, concentrée surtout dans quelques sites du sud-ouest; espèce vulnérable liée aux milieux humides menacés.
Troglodyte familier Petit oiseau très répandu associé aux milieux humains, nichant souvent dans des nichoirs; stable au Québec, favorisé par les environnements urbains et agricoles.
Troglodyte des forêts Petit passereau forestier des conifères matures et humides; dépend des sous-bois denses et des chicots pour nicher; en augmentation globale mais sensible à la fragmentation forestière et à l'exploitation des forêts.
Troglodyte des marais Oiseau des marais à quenouilles et milieux humides; chant très visible mais nid difficile à repérer; populations fragmentées et sensibles à la perte et à la dégradation des milieux humides.
Tyran huppé Oiseau insectivore des forêts décidues et mixtes, dépendant des cavités (pics, chicots, nichoirs). Il préfère les milieux forestiers ouverts et les lisières. Ses populations sont en déclin (environ ?30 % au Québec depuis 1990), notamment à cause des pesticides, de la perte de sites de nidification et des modifications forestières.
Tyran tritri Oiseau insectivore des milieux ouverts et agricoles. Très territorial et agressif, il chasse en vol depuis des perchoirs et attaque même de grands oiseaux. Très répandu en Amérique du Nord, il est surtout présent dans les zones agricoles du Québec. Sa population est en déclin au Québec, avec une contraction de son aire vers les milieux agricoles intensifs.
Urubu à tête rouge Charognard très répandu des Amériques, capable de parcourir de vastes territoires à la recherche de carcasses. Au Québec, il a connu une expansion rapide depuis les années 1980. Il niche dans des sites discrets naturels ou artificiels (bâtiments, structures abandonnées), souvent à proximité de zones boisées et agricoles. Espèce en forte progression, favorisée par les changements environnementaux et la disponibilité accrue de nourriture.
Vacher à tête brune Espèce d'ictéridé parasite, déposant ses oeufs dans les nids d'autres oiseaux. Très abondant en Amérique du Nord mais en fort déclin au Québec à cause de la perte d'habitats ouverts et des changements agricoles.
Viréo à gorge jaune Viréo rare et coloré, associé aux forêts feuillues matures (érables, tilleuls, caryers). Présent surtout dans le sud du Québec. Déclin possible des effectifs locaux malgré des tendances nord-américaines incertaines. Habitat fragmenté et populations éparses pouvant limiter sa reproduction.
Viréo à tête bleue Espèce très répandue dans le Québec méridional, fortement liée aux forêts mixtes et conifériennes. Abondance élevée, surtout en zones forestières continues. Population en forte hausse depuis plusieurs décennies, favorisée par la maturation des forêts et l'augmentation des peuplements mixtes.
Viréo de Philadelphie Viréo boréal nichant surtout dans les forêts feuillues et mixtes de la zone boréale. Préfère les forêts perturbées (feux, coupes, lisières). Présent dans presque tout le Québec boréal. Population en légère augmentation, liée aux dynamiques de régénération forestière.
Viréo mélodieux Espèce associée aux milieux urbains, agricoles et feuillus matures. Fréquente les parcs, jardins et forêts de l'Est du Québec.
Viréo aux yeux rouges Très commun dans les forêts feuillues et mixtes. Espèce en bonne santé démographique et largement répandue au Québec.


Dernière mise à jour : Mardi, le 14 avril 2026