| Fiche | |
|---|---|
| Nom : | Gobisaurus |
| Signification du nom : | " Lézard du Gobi " |
| Classification : | Ordre : Ornithischia Famille : Ankylosauridae |
| Époque : | Crétacé inférieur, environ 121 à 99 millions d'années |
| Habitat : | Régions terrestres d'Asie, principalement désertiques ou semi-arides dans l'actuelle Chine |
| Taille adulte : | Environ 5 mètres (16,4 pieds) de long, largeur inconnue |
| Poids estimé : | Probablement entre 1 et 2 tonnes, en se basant sur la taille des autres ankylosauridés |
| Répartition : | Chine, principalement dans le désert du Gobi |
| Régime alimentaire : | Herbivore |
| Date de découverte : | Forme décrite en 2001 par Vickaryous, Russell, Currie et Zhao |
Gobisaurus
Le Gobisaurus est un dinosaure cuirassé fascinant qui a vécu durant le Crétacé inférieur, il y a environ 121 à 99 millions d'années. Son nom signifie littéralement «lézard du Gobi», en référence au désert du Gobi en Chine, où ses fossiles ont été découverts. Ce dinosaure appartient au groupe des ankylosauridés, des dinosaures connus pour leur armure osseuse très développée. Malgré sa taille modeste comparée à certains géants du Crétacé, Gobisaurus offre un aperçu précieux de l'évolution des thyreophores en Asie. Sa découverte a enrichi la compréhension des dinosaures cuirassés asiatiques.
La classification de Gobisaurus le place dans l'ordre des Ornithischia, regroupant les dinosaures au bassin d'oiseau. Plus précisément, il appartient à l'infra-ordre des Thyreophora, caractérisé par des reptiles possédant des plaques osseuses ou des structures défensives sur le corps. Il fait partie de la famille des Ankylosauridae, incluant des dinosaures massifs et blindés, souvent reconnaissables par leurs queues garnies de massues ou leur cuirasse robuste. Cette classification montre l'adaptation de Gobisaurus à un mode de vie défensif.
Les fossiles de Gobisaurus comprennent un crâne complet ainsi que des éléments du squelette postcrânien. L'étude de son crâne permet aux paléontologues d'estimer que sa longueur totale atteignait environ cinq mètres. Sa morphologie suggère un animal trapu, aux membres solides et adaptés pour soutenir son armure. Comme beaucoup d'ankylosauridés, sa démarche devait être lente mais stable. Ces caractéristiques démontrent une stratégie de survie basée sur la protection plutôt que sur la vitesse.
Le régime alimentaire de Gobisaurus était strictement herbivore. Il se nourrissait probablement de plantes basses et de feuillage disponible dans son environnement désertique ou semi-aride. Ses dents et son crâne étaient adaptés pour mastiquer efficacement les végétaux, malgré leur dureté ou leur texture fibreuse. L'alimentation de cet animal illustre l'équilibre écologique entre herbivores et carnivores dans le Crétacé inférieur.
L'armure de Gobisaurus constituait son principal moyen de défense contre les prédateurs. Composée de plaques osseuses épaisses et de nodules répartis sur le dos, cette protection rendait l'animal difficile à attaquer. Bien qu'il ne soit pas équipé d'une massue caudale comme certains de ses cousins ankylosauridés, son blindage dorsal et latéral était suffisant pour repousser la plupart des prédateurs. L'armure reflète l'évolution de stratégies défensives sophistiquées chez les dinosaures herbivores.
Découvert en Chine, Gobisaurus témoigne de la diversité des ankylosauridés asiatiques durant le Crétacé inférieur. Son étude a été menée par Vickaryous, Russell, Currie et Zhao en 2001, date à laquelle le genre a été officiellement nommé. La répartition géographique de ses fossiles suggère que l'Asie de l'Est était un foyer important pour la diversification des dinosaures blindés. Cette découverte a permis de mieux comprendre la dispersion et l'évolution des ankylosauridés à travers les continents.
En résumé, Gobisaurus domoculus est un exemple marquant de dinosaure herbivore blindé, parfaitement adapté à son environnement. Sa taille modérée, son armure robuste et son régime végétarien en font un animal parfaitement intégré à son écosystème. Malgré un nombre limité de fossiles, il a apporté des informations cruciales sur l'évolution des thyreophores et la diversité des ankylosauridés. Son étude continue d'éclairer les chercheurs sur la complexité des interactions écologiques et morphologiques des dinosaures asiatiques.