| Fiche | |
|---|---|
| Nom : | Jobaria |
| Signification du nom : | " Jobar (animal mythique) " |
| Classification : | Ordre : Saurischia Famille : Macronaria |
| Époque : | Début du Crétacé (132-94 millions d'années) |
| Habitat : | Plaines et zones fluviales du Niger, climat chaud et végétation abondante |
| Taille adulte : | 21 mètres (69 pieds) × environ 5-6 mètres de hauteur au garrot approximativement |
| Poids estimé : | 15 à 20 tonnes |
| Répartition : | Niger, Afrique |
| Régime alimentaire : | Herbivore |
| Date de découverte : | 1999 |
Jobaria
Jobaria est un grand dinosaure sauropode ayant vécu au début du Crétacé, entre environ 132 et 94 millions d'années. Découvert au Niger, en Afrique, il constitue l'un des représentants les plus emblématiques des sauropodes africains de cette période. Son nom, Jobaria, fait référence à un animal mythique appelé «Jobar», ce qui souligne le caractère impressionnant et presque légendaire de ce dinosaure aux dimensions colossales.
Avec une longueur estimée à environ 21 mètres, Jobaria figurait parmi les plus grands herbivores terrestres de son époque. Comme tous les sauropodes, il possédait un long cou lui permettant d'atteindre la végétation située à différentes hauteurs, ainsi qu'une longue queue servant probablement d'équilibre et de moyen de défense. Sa taille gigantesque constituait en elle-même une protection efficace contre la majorité des prédateurs.
Le régime alimentaire de Jobaria était strictement herbivore. Il se nourrissait principalement de grandes quantités de végétaux, comme des fougères, des conifères et d'autres plantes dominantes au Crétacé inférieur. Pour maintenir un corps aussi massif, il devait consommer quotidiennement d'énormes volumes de matière végétale, qu'il avalait sans vraiment mâcher, à la manière des autres sauropodes.
Les fossiles de Jobaria sont particulièrement importants car ils comprennent un crâne relativement bien conservé ainsi que plusieurs squelettes partiels. Ces découvertes offrent aux paléontologues une vision plus complète de son anatomie que pour beaucoup d'autres sauropodes, souvent connus seulement par des os isolés. La présence d'un crâne permet notamment d'étudier sa dentition et sa manière de se nourrir.
Sur le plan taxonomique, Jobaria appartient au groupe des Macronaria, une lignée de sauropodes caractérisée par des narines placées relativement haut sur le crâne et des proportions corporelles spécifiques. Cette classification rapproche Jobaria d'autres grands sauropodes plus évolués, tout en montrant qu'il conserve certaines caractéristiques primitives, ce qui en fait un genre particulièrement intéressant pour comprendre l'évolution des sauropodes.
L'environnement dans lequel vivait Jobaria était probablement composé de vastes plaines traversées par des cours d'eau, dans un climat chaud favorable à une végétation abondante. Ces paysages africains du Crétacé offraient des ressources suffisantes pour soutenir de grands troupeaux de dinosaures herbivores, dont Jobaria faisait sans doute partie.
Enfin, Jobaria a été décrit scientifiquement en 1999 par une large équipe de chercheurs dirigée par Paul Sereno. L'espèce type, Jobaria tiguidensis, est devenue une référence majeure pour l'étude des sauropodes africains. Grâce à la qualité et à la quantité de ses fossiles, Jobaria occupe aujourd'hui une place centrale dans la compréhension de la diversité et de l'évolution des grands dinosaures herbivores du Crétacé.