| Fiche | |
|---|---|
| Nom : | Nigersaurus |
| Signification du nom : | " Lézard du Niger " |
| Classification : | Ordre : Saurischia Famille : Rebbachisauridae |
| Époque : | Crétacé inférieur, environ 121 à 99 millions d'années (Aptien à Albien/Turonien) |
| Habitat : | Plaines alluviales, zones fluviales et forêts ouvertes d'Afrique du Nord-Ouest (Niger, Algérie, Tunisie) |
| Taille adulte : | Environ 15 mètres de long (~49 pieds) × hauteur estimée ~4,5 mètres (~15 pieds) |
| Poids estimé : | 4 à 5 tonnes |
| Répartition : | Afrique du Nord-Ouest (Niger, Algérie, Tunisie) |
| Régime alimentaire : | Herbivore (plantes basses et végétation tendre) |
| Date de découverte : | Fossiles trouvés dans les années 1990, décrit officiellement en 1999 par P. Sereno et collaborateurs |
Nigersaurus
Le Nigersaurus, dont le nom signifie «lézard du Niger», a été découvert en Afrique de l'Ouest et du Nord, notamment au Niger, en Algérie et en Tunisie. Sa prononciation phonétique est «nee-zhayr-sore-us». Ce dinosaure a été décrit pour la première fois en 1999 par une équipe internationale de paléontologues dirigée par Paul Sereno. La découverte de Nigersaurus a été remarquable en raison de sa morphologie unique, particulièrement son crâne large et sa dentition spécialisée.
Nigersaurus appartient à l'ordre des Saurischia, à l'infra-ordre des Sauropodomorpha, et plus précisément à la sous-classe des Sauropoda. Il fait partie de la super-famille des Diplodocoidea, au sein de la famille des Rebbachisauridae. Ce classement montre que Nigersaurus était un sauropode relativement dérivé, mais spécialisé pour un régime alimentaire particulier. Ses proches parents comprennent d'autres sauropodes de taille moyenne possédant des adaptations uniques pour brouter la végétation basse.
Les fossiles de Nigersaurus comprennent un crâne partiel ainsi que de nombreux os post-crâniens. Ces découvertes permettent de reconstruire sa morphologie et d'étudier son adaptation écologique. Les crânes retrouvés montrent une bouche large et de nombreuses dents étroites et fines disposées en rangées, ce qui indique une spécialisation pour la consommation de végétation tendre. La qualité de préservation des os a permis aux scientifiques de mieux comprendre la structure du squelette et la posture de ce dinosaure.
Nigersaurus mesurait environ 15 mètres de long, ce qui le rendait plus petit que certains autres sauropodes géants de son époque. Il possédait un cou relativement court par rapport à sa taille, et un crâne extrêmement large avec une dentition spécialisée pour brouter la végétation proche du sol. Ses membres postérieurs étaient robustes, soutenant un corps massif mais adapté à la locomotion terrestre dans des environnements variés. Sa morphologie unique en faisait un sauropode atypique, facilement reconnaissable dans les fossiles.
Nigersaurus était herbivore, se nourrissant principalement de plantes basses. Ses dents fines et étroites étaient adaptées pour couper et raser la végétation tendre, probablement des fougères et des plantes basses de l'époque. Contrairement à d'autres sauropodes qui pouvaient se nourrir de la canopée, Nigersaurus était un brouteur spécialisé de la végétation proche du sol. Son adaptation unique montre une niche écologique particulière dans les écosystèmes du Crétacé inférieur africain.
Nigersaurus a vécu durant le Crétacé inférieur, il y a environ 121 à 99 millions d'années. Il habitait ce qui est aujourd'hui le Niger, l'Algérie et la Tunisie, dans des environnements comprenant des plaines alluviales, des zones fluviales et des forêts ouvertes. Ces habitats favorisaient la croissance de végétation basse et dense, permettant à Nigersaurus de prospérer grâce à sa spécialisation alimentaire. Sa présence dans plusieurs régions africaines illustre également la diversité des sauropodes du continent à cette époque.
Nigersaurus est particulièrement important pour l'étude des sauropodes en raison de sa morphologie unique et de sa spécialisation alimentaire. La forme de sa tête et la disposition de ses dents ont inspiré de nouvelles recherches sur la diversité écologique des sauropodes et la compétition pour les ressources végétales. Il illustre également la richesse paléontologique de l'Afrique du Crétacé inférieur, montrant que le continent abritait une faune variée et adaptée à différents types de niches écologiques. Sa découverte a renforcé l'importance de la région du Sahara dans la compréhension de l'évolution des dinosaures.