| Fiche | |
|---|---|
| Nom : | Pararhabdodon |
| Signification du nom : | " Proche de Rhabdodon " |
| Classification : | Ordre : Ornithischia Famille : Hadrosauridae |
| Époque : | Crétacé supérieur (Maastrichtien, environ 72 à 66 millions d'années) |
| Habitat : | Plaines côtières, deltas et environnements fluviaux, riches en végétation, typiques de l'Europe méridionale de la fin du Crétacé. |
| Taille adulte : | Environ 6 mètres (≈ 19,7 pieds) de long x ~2 à 3 mètres (≈ 6,5 à 9,8 pieds) de hauteur |
| Poids estimé : | Environ 2 à 3 tonnes |
| Répartition : | Europe occidentale, principalement Espagne (formation de Tremp), avec des restes possiblement attribués en France. |
| Régime alimentaire : | Herbivore, se nourrissant de végétaux bas et de feuillages grâce à un bec et des dents spécialisées. |
| Date de découverte : | 1993 (description officielle du genre par Casanovas-Cladellas, Santafé-Llopis et Isidoro-Llorens) |
Pararhabdodon
Pararhabdodon est un dinosaure herbivore encore relativement méconnu, découvert en Europe et datant de la toute fin du Crétacé. Son nom signifie «proche de Rhabdodon», ce qui reflète bien l'histoire de son identification, puisque ses premiers fossiles furent initialement attribués à ce genre plus ancien. Ce n'est qu'en 1993, après des études plus approfondies, qu'un nouveau genre fut créé afin de distinguer ces restes particuliers. Malgré cela, Pararhabdodon demeure un taxon difficile à interpréter en raison de la rareté et du caractère fragmentaire de ses fossiles.
Du point de vue de la classification, Pararhabdodon appartient au groupe des Ornithischiens, plus précisément aux Ornithopodes, un clade comprenant de nombreux dinosaures herbivores bipèdes ou quadrupèdes. Il est généralement rattaché aux Hadrosauridés, les fameux dinosaures à bec de canard, bien que certains détails de sa position exacte restent débattus. Certaines analyses suggèrent qu'il pourrait appartenir au sous-groupe des Lambeosaurinés, connus pour leurs crêtes creuses sur le crâne, mais cette hypothèse n'est pas unanimement acceptée par les paléontologues.
Les fossiles de Pararhabdodon proviennent principalement de la formation de Tremp, située en Espagne, une région riche en vestiges de la fin du Crétacé. Des restes attribués de manière plus incertaine ont également été signalés en France, ce qui laisse supposer une répartition géographique plus large en Europe occidentale. À l'époque du Maastrichtien, ces régions correspondaient à des environnements variés, mêlant plaines côtières, deltas et zones boisées, favorables à une faune herbivore abondante.
La connaissance anatomique de Pararhabdodon repose sur des éléments post-crâniens fragmentaires, notamment des vertèbres caudales, une scapula partielle, un humérus, une portion d'ischion et des éléments du sacrum. La découverte d'une maxilla, partie du crâne portant les dents, a renforcé son attribution aux hadrosauridés. Toutefois, l'absence d'un crâne complet limite fortement la compréhension de son apparence générale, en particulier la présence ou non d'une crête céphalique caractéristique.
En termes de taille, Pararhabdodon est estimé à environ six mètres de long, ce qui en ferait un hadrosauridé de taille moyenne. Comme les autres membres de ce groupe, il devait posséder un bec large et des batteries dentaires efficaces, adaptées au broyage de végétaux coriaces. Son régime alimentaire était strictement herbivore, probablement composé de feuilles, de tiges et d'autres plantes basses disponibles dans son environnement.
Le mode de vie de Pararhabdodon reste largement hypothétique, mais par analogie avec d'autres hadrosauridés, il est possible qu'il ait vécu en groupes. Les hadrosaures sont souvent considérés comme des animaux sociaux, se déplaçant en troupeaux pour se nourrir et se protéger des prédateurs. À la fin du Crétacé, Pararhabdodon partageait son habitat avec divers théropodes carnivores européens, ce qui rend plausible un comportement grégaire comme stratégie de défense.
Enfin, Pararhabdodon illustre bien les difficultés de la paléontologie lorsqu'elle repose sur des fossiles incomplets. Chaque nouvel os découvert peut modifier son interprétation taxonomique et écologique. Ce dinosaure demeure donc un sujet de recherche ouvert, représentant une pièce encore incomplète du puzzle de la biodiversité européenne à la veille de l'extinction massive de la fin du Crétacé.