| Fiche | |
|---|---|
| Nom : | Pyroraptor |
| Signification du nom : | " Voleur de feu " |
| Classification : | Ordre : Saurischia Famille : Dromaeosauridae |
| Époque : | Crétacé supérieur, fin du Campanien - début du Maastrichtien (environ 83 à 70 millions d'années) |
| Habitat : | Forêts et zones ouvertes de Provence, France |
| Taille adulte : | Inconnue (estimation probable : 2 à 3 mètres de long) |
| Poids estimé : | Inconnu (probablement quelques dizaines de kilogrammes) |
| Répartition : | France, Provence |
| Régime alimentaire : | Carnivore |
| Date de découverte : | 1992 (fossiles découverts après un incendie), décrit officiellement en 2000 par Allain & Taquet |
Pyroraptor
Pyroraptor, dont le nom signifie «voleur de feu», est un dinosaure théropode appartenant à la famille des Dromaeosauridae. Sa prononciation approximative est «Pie-roe-rap-tor». Il a été décrit pour la première fois en 2000 par Allain et Taquet, sur la base de fossiles partiels découverts en Provence, dans le sud de la France. Le nom de ce genre fait référence à la circonstance particulière de sa découverte : ses restes ont été retrouvés après un incendie de forêt survenu en 1992, d'où l'idée du «feu» dans son nom.
Les fossiles connus de Pyroraptor sont fragmentaires et comprennent des membres, des pieds, quelques vertèbres et des dents. Malgré cette rareté, les paléontologues ont pu identifier le genre grâce à certaines caractéristiques uniques, notamment des griffes en forme de faucille typiques des dromaeosauridés. Ces griffes suggèrent que Pyroraptor était un prédateur agile, capable de saisir et de retenir ses proies avec précision, comme d'autres membres de sa famille.
Comme tous les dromaeosauridés, Pyroraptor était probablement couvert de plumes primitives, bien qu'aucune preuve directe de plumes n'ait été retrouvée pour ce genre. Cette hypothèse repose sur les relations évolutives avec d'autres dromaeosauridés qui possédaient des plumes sur le corps, et qui utilisaient ces structures pour la régulation thermique, l'affichage et peut-être même un certain contrôle de la stabilité pendant la course ou le saut.
Pyroraptor vivait à la fin du Campanien et au début du Maastrichtien, vers la fin du Crétacé supérieur. Son environnement était constitué de forêts et de zones ouvertes en Provence, en France, où il devait partager l'espace avec d'autres dinosaures, y compris des herbivores de taille moyenne et d'autres petits carnivores. Sa taille exacte reste inconnue en raison de l'incomplétude des fossiles, mais il devait être relativement petit et agile, comme la plupart des dromaeosauridés européens.
Une autre espèce de dromaeosauridé nommée Variraptor provient également de la même région. Au fil des années, certains chercheurs ont suggéré que Pyroraptor pourrait ne représenter que des restes supplémentaires de Variraptor, étant donné la rareté des fossiles. Cependant, une étude de 2009 a montré que des différences dans la forme des os de l'avant-bras (ulnas) soutiennent l'existence de Pyroraptor en tant que genre distinct, soulignant ainsi la complexité de la classification des petits théropodes fragmentaires.
Pyroraptor a également été popularisé dans la culture populaire, notamment dans la série télévisée de 2003 du Discovery Channel, Dinosaur Planet. Dans l'épisode intitulé Pod's Travels, une reconstruction spéculative montre un Pyroraptor solitaire nommé Pod qui se retrouve sur une petite île après un tsunami. Sur cette île, il rencontre de petites formes naines de dinosaures qu'il connaissait du continent, telles que Magyarosaurus et Tarascosaurus, offrant ainsi une vision dramatique de la vie possible de ce prédateur.
Enfin, Pyroraptor illustre l'importance des découvertes fragmentaires dans la compréhension des écosystèmes du Crétacé européen. Même avec un nombre limité de restes, il fournit des informations sur la diversité des dromaeosauridés, leur anatomie et leur comportement possible en tant que prédateurs. Les futures découvertes pourraient permettre de reconstituer sa taille exacte, sa morphologie complète et la présence de plumes, enrichissant notre compréhension des petits théropodes carnivores d'Europe.