Section courante

A propos

Section administrative du site

Fiche
Nom : Flexomornis
Signification du nom : " Aile flexible "
Classification  : Ordre : Saurischia
Famille : Enantiornithes (non assignée à une famille précise)
Époque : Crétacé supérieur, environ 96 millions d'années
Habitat : Régions polaires du Crétacé supérieur, notamment Alaska, États-Unis
Taille adulte : Environ 0,5 à 0,6 mètre (1,6 à 2 pieds)
Poids estimé : Quelques centaines de grammes à 1 kg
Répartition : Amérique du Nord (formation de Prince Creek, Alaska)
Régime alimentaire : Carnivore/insectivore probable
Date de découverte : 2010 (décrit par Tykoski & Fiorillo)

Flexomornis

Flexomornis est un oiseau primitif découvert et décrit en 2010 par Tykoski et Fiorillo. Son nom scientifique est Flexomornis howei. Il appartient au clade des Enantiornithes, un groupe d'oiseaux archaïques du Crétacé supérieur. Ces oiseaux sont considérés comme l'un des premiers groupes aviaires à avoir développé des capacités de vol efficaces. La découverte de Flexomornis contribue à notre compréhension de la diversité des oiseaux primitifs dans l'Amérique du Nord du Crétacé.

Flexomornis est classé dans le clade Saurischia, sous-classe des Theropoda, et plus précisément dans le clade Avialae, regroupant les dinosaures proches des oiseaux modernes. Les Enantiornithes, auxquels Flexomornis appartient, étaient très répandus au Crétacé et se distinguaient par des caractéristiques squelettiques uniques, notamment la structure de leur scapula et de leur sternum. Ils ne sont pas directement ancestraux aux oiseaux modernes, mais illustrent une branche aviaire parallèle ayant prospéré avant l'extinction massive de la fin du Crétacé.

Flexomornis vivait il y a environ 96 millions d'années, durant le Crétacé supérieur. Cette période était marquée par des températures élevées et une forte diversification des dinosaures et des premiers oiseaux. La présence de Flexomornis en Alaska, dans la formation de Prince Creek, montre que ces oiseaux pouvaient survivre dans des régions proches du cercle polaire, où les conditions climatiques étaient plus rudes qu'on ne pourrait l'imaginer pour des animaux à sang chaud primitifs.

Comme beaucoup d'Enantiornithes, Flexomornis était probablement petit et léger, adapté au vol. Ses membres antérieurs étaient développés avec des griffes sur les doigts, ce qui suggère qu'il pouvait saisir des branches ou des proies. La structure de son squelette, notamment la fusion partielle des os de l'aile et de la poitrine, indique une capacité de vol plus efficace que celle de certains oiseaux contemporains. Sa morphologie rappelle celle d'autres Enantiornithes, mais avec des adaptations spécifiques encore étudiées.

Le régime alimentaire de Flexomornis n'est pas directement connu, mais les Enantiornithes étaient généralement insectivores ou carnivores, se nourrissant de petits vertébrés et d'insectes. Sa taille réduite et sa capacité de vol suggèrent qu'il pouvait capturer des proies en vol ou se déplacer rapidement dans les branches d'arbres. Il est probable que Flexomornis ait eu un rôle écologique similaire à celui des oiseaux insectivores modernes, participant à la régulation des populations d'insectes.

Flexomornis est particulièrement important car il élargit notre connaissance des Enantiornithes dans les latitudes nordiques du Crétacé. La formation de Prince Creek a révélé plusieurs fossiles d'oiseaux et de dinosaures polaires, montrant que ces animaux pouvaient s'adapter à des conditions extrêmes. Flexomornis aide également à comprendre la diversification rapide des oiseaux primitifs et les adaptations morphologiques liées au vol et à l'écologie polaire.

Le genre Flexomornis est connu uniquement grâce à des restes fossiles partiels, incluant probablement des os d'ailes et de pattes. Bien que fragmentaires, ces fossiles ont permis de le différencier des autres Enantiornithes contemporains et d'attribuer une nouvelle espèce. Ces découvertes soulignent l'importance des restes fossiles, même limités, pour reconstituer l'évolution des oiseaux et leur diversité écologique durant le Crétacé supérieur.




Dernière mise à jour : Vendredi, le 7 février 2025