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Fiche
Nom : Olorotitan
Signification du nom : " Cygne géant "
Classification  : Ordre : Ornithischia
Famille : Hadrosauridae
Époque : Crétacé supérieur, Maastrichtien (~72 à 66 millions d'années)
Habitat : Plaines fluviales et zones boisées de l'Asie du Nord-Est
Taille adulte : Jusqu'à 12 mètres de long (~39 pieds) × environ 3 mètres de haut (~9,8 pieds)
Poids estimé : 4 à 6 tonnes
Répartition : Russie, région de l'Amour (formation de Tsagayan)
Régime alimentaire : Herbivore
Date de découverte : 2003, décrit par Pascal Godefroit, Yuri Bolotsky et Vladimir Alifanov

Olorotitan

Le dinosaure Olorotitan, dont le nom signifie «cygne géant», a été décrit en 2003 par Pascal Godefroit, Yuri Bolotsky et Vladimir Alifanov. Il provient de la formation de Tsagayan, dans la région de l'Amour, en Russie. Contrairement à de nombreux autres hadrosaures asiatiques connus surtout par des restes fragmentaires, Olorotitan est représenté par un spécimen presque complet. Son nom fait référence à la longueur remarquable de son cou, qui rappelle celui d'un cygne majestueux.

Olorotitan appartient à l'ordre des Ornithischia, au clade des Ornithopoda, dans la famille des Hadrosauridae, sous-famille Lambeosaurinae. Ce groupe est caractérisé par la présence de crêtes osseuses sur le crâne, souvent creuses, qui peuvent servir à la communication et à la reconnaissance des individus au sein de l'espèce. Olorotitan représente l'un des lambeosaurines les plus complets connus hors d'Amérique du Nord, offrant une vue exceptionnelle sur la morphologie de ces dinosaures asiatiques.

Olorotitan pouvait atteindre jusqu'à 12 mètres de long, ce qui en fait l'un des plus grands lambeosaurines connus. Il possédait un cou particulièrement long, soutenu par dix-huit vertèbres cervicales, ce qui justifie son surnom de «cygne géant». Le corps était robuste et allongé, avec une queue rigide qui servait probablement à l'équilibre. Les membres postérieurs étaient puissants et adaptés à la locomotion bipède ou quadrupède selon les besoins.

La crête distinctive d'Olorotitan, en forme de hachette et orientée vers l'arrière, a probablement joué un rôle dans la reconnaissance entre individus et la communication visuelle. Les crêtes des lambeosaurines pouvaient aussi être colorées pour signaler la santé ou la vitalité de l'animal. Certaines études suggèrent que la structure creuse de la crête aurait pu fonctionner comme une chambre de résonance, amplifiant les sons produits par l'animal, similaire à ce qui est proposé pour Parasaurolophus.

Olorotitan possédait une queue relativement rigide, comme l'indiquent les articulations régulières entre les épines neurales des vertèbres caudales de la partie avant de la queue. Cette rigidité pourrait avoir été une adaptation naturelle pour le soutien du corps et l'équilibre, bien que certains scientifiques aient initialement proposé qu'elle résultait d'une infection. D'autres spécimens plus complets permettront de confirmer cette hypothèse et d'analyser la fonction exacte de la queue.

Comme tous les hadrosauridés, Olorotitan était herbivore, se nourrissant de plantes basses et intermédiaires. Sa grande taille et sa crête distincte auraient également joué un rôle dans la défense contre les prédateurs et la communication au sein du troupeau. La morphologie de sa mâchoire et de ses dents permettait de broyer efficacement la végétation, ce qui est caractéristique des lambeosaurines.

La découverte d'Olorotitan en Asie à la fin du Crétacé, alors que les lambeosaurines disparaissaient d'Amérique du Nord, suggère que le climat et les habitats de ces deux continents étaient différents. L'Asie aurait offert des conditions plus favorables à ces hadrosauridés, expliquant leur persistance dans certaines régions. Cette différence climatique pourrait aussi éclairer la présence prolongée de sauropodes dans certaines zones asiatiques après leur extinction en Amérique du Nord.




Dernière mise à jour : Vendredi, le 7 février 2025