| Fiche | |
|---|---|
| Nom : | Sphaerotholus |
| Signification du nom : | "crâne en forme de sphère " |
| Classification : | Ordre : Ornithischia Famille : Pachycephalosauridae |
| Époque : | Campanien à Maastrichtien du Crétacé (environ 83 à 66 millions d'années) |
| Habitat : | Forêts et plaines d'Amérique du Nord, zones riches en végétation pour l'alimentation herbivore |
| Taille adulte : | Estimation incertaine, mais probablement 2 à 3 mètres de long (6,5 à 10 pieds) |
| Poids estimé : | Environ 150 à 300 kg |
| Répartition : | Canada (Alberta - Horseshoe Canyon Formation) et États-Unis (Montana - Hell Creek Formation, Nouveau-Mexique - Kirtland Formation) |
| Régime alimentaire : | Herbivore |
| Date de découverte : | 2002, par T. E. Carr et T. D. Williamson |
Sphaerotholus
Sphaerotholus est un genre de dinosaure appartenant aux pachycéphalosauridés, un groupe de dinosaures ornithischiens connus pour leurs crânes épais et souvent globuleux. Le genre a été nommé en 2002 par T. E. Carr et T. D. Williamson, à partir de fossiles découverts principalement en Amérique du Nord. Les pachycéphalosauridés, dont Sphaerotholus fait partie, se caractérisent par un crâne en forme de dôme, utilisé probablement dans les combats ou les rituels sociaux entre individus de la même espèce.
La morphologie exacte de Sphaerotholus reste incertaine en raison du caractère incomplet de ses fossiles. Les seules preuves disponibles sont des parties de dômes crâniens, ce qui empêche de déterminer avec précision la taille ou la forme complète du corps. Malgré ces limitations, les paléontologues peuvent identifier certains traits distinctifs, comme la présence de petites cornes à l'arrière du crâne chez certaines espèces. Ces caractéristiques aident à différencier Sphaerotholus d'autres pachycéphalosauridés similaires.
Le genre Sphaerotholus comprend plusieurs espèces, dont S. goodwini, S. edmontonensis et S. buchholtzae. S. goodwini est basé sur deux fossiles de crâne partiels, tandis que S. edmontonensis est connu grâce à trois dômes crâniens partiels. S. buchholtzae est particulièrement intéressant car certains chercheurs ont suggéré qu'il pourrait être synonyme du genre asiatique Prenocephale, ce qui impliquerait une dispersion géographique plus large pour ce type de pachycéphalosauridés.
L'existence et la validité du genre Sphaerotholus font l'objet de débats parmi les paléontologues. Certains estiment que les différences observées entre les espèces ne justifient pas la création d'un genre distinct, tandis que d'autres défendent la distinction, notamment à cause des petites cornes situées à l'arrière du crâne. Ces discussions montrent combien il peut être difficile de classer des espèces à partir de fossiles fragmentaires, surtout lorsqu'il s'agit de crânes partiels.
Les fossiles de Sphaerotholus ont été découverts dans différentes formations d'Amérique du Nord, notamment en Alberta (Canada) dans la Horseshoe Canyon Formation, ainsi qu'aux États-Unis dans le Montana (Hell Creek Formation) et au Nouveau-Mexique (Kirtland Formation). Cette répartition suggère que ces pachycéphalosauridés étaient présents sur un vaste territoire au cours de la fin du Crétacé, entre le Campanien et le Maastrichtien.
Comme tous les pachycéphalosauridés, Sphaerotholus était un herbivore se nourrissant probablement de végétation basse comme des fougères, des gymnospermes et d'autres plantes disponibles à l'époque. Son crâne en forme de dôme pourrait avoir été utilisé lors de combats intra-spécifiques, par exemple pour établir la hiérarchie entre mâles ou défendre le territoire. Ces comportements sont similaires à ceux observés chez d'autres pachycéphalosauridés, renforçant l'idée d'un mode de vie social et territorial.
Malgré le caractère fragmentaire des fossiles, Sphaerotholus est important pour la compréhension de la diversité des pachycéphalosauridés en Amérique du Nord. L'étude des dômes crâniens permet d'évaluer la variabilité au sein du groupe et d'explorer des questions de synonymie avec des genres asiatiques comme Prenocephale. De plus, les fossiles contribuent à la reconstitution des écosystèmes du Crétacé supérieur, montrant comment ces dinosaures coexistaient avec d'autres herbivores et carnivores contemporains.